Le 3 mai 1863, le colonel Jeanningros et ses hommes se contentèrent d’ériger une croix de bois avec l’inscription: Ci-gît la 3e compagnie du 1er bataillon de la Légion étrangère.

Elle fut remplacé par une colonne en dur avant la fin de la campagne. En 1892, un monument fut élevé par souscription à l’initiative d'Edouard Sempé, consul de France à Vera Cruz. Il porte l’inscription connut de tout légionnaire :

Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée
Sa masse les écrasa
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats français

Chaque année l’armée mexicaine vient rendre hommage, devant ce monument, aux hommes tombés ce jour-là, Français comme Mexicains. Des détachements français se joignent régulièrement à eux. Avec le temps cette cérémonie est devenu le symbole d’un rapprochement entre le Mexique et la France.

Chaque 30 avril, les héros de ce combat sont honorés dans tous les régiments et dans toutes les amicales de la Légion .

Le récit officiel du combat de Camerone donna le « serment de Camerone » pour rappeler le courage et la détermination des légionnaires et le respect à la parole donnée accomplie jusqu’au sacrifice suprême.

La Légion entretient jalousement sa tradition: et se souvient de ses morts à des dates régulières; tel le 30 avril, le jour le plus important du calendrier de la Légion - l'anniversaire de la bataille de Camerone.

Legio Patria Nostra (La Légion est notre patrie) constitue la devise du corps d'élite depuis 1832. Le sentiment exprimé par cette formule est encore aujourd'hui profondément ressenti.