Pour Jacques Mastaï, du comité du souvenir français de Tarascon : « Ils sont venus mourir tous ensemble, main dans la main comme des frères et aujourd’hui on constate qu’on a oublié le passé, recrée des rivalités ».

Charles Fabre maire de Tarascon se dit indigné par cet acte de lâcheté.

Pour Abdelkader Moussaoui, représentant du conseil régional du culte musulman, cela ne fait aucun doute, c’est la communauté musulmane qui est visée. Cette dernière se sent mal à l’aise et choquée.

Le CFCM hurle à l’islamophobie. Les « antiracistes » relient  l’affaire à celle de la mosquée et celle de la boucherie halal toutes 2 mitraillées.

Marie-George Buffet (PCF) accuse carrément le gouvernement d’être responsable à cause du débat sur l’identité nationale.

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux se déplace à Tarascon.

Tout irait pour le mieux si le journal La Provence, n’avait pas révélé que l’auteur des faits, un mineur de 14 ans serait lui-même issu d’une famille maghrébine.

Cela n’arrange personne, les propos du procureur Christian Pasta ne laissent aucun doute « C’est malheureusement plutôt par bêtise et par désœuvrement qu’il a commis cet acte »

En effet, l’auteur est un désœuvré  mais ne peut absolument pas être raciste, vu qu'il n’a « malheureusement » pas les origines souhaitées, du coup la théorie du complot islamophobe fait pshiiiiiit

Des lors les déclarations accusatrices des officines musulmanes et antiracistes prennent une tournure particulièrement savoureuse.

“Cet événement a provoqué la « profonde indignation » du CFCM, la « grande inquiétude et le profond écœurement » du Rassemblement des musulmans de France (RMF) et l’émotion du recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur. Celui-ci déplore une « inéluctable escalade d’actes islamophobes » et appelle les musulmans à « éviter de céder à la provocation ».

Pour SOS Racisme, « la multiplication des actes de profanation de sépultures et des lieux de culte témoigne du climat pour le moins malsain qui règne en France, et plus particulièrement dans la région PACA ». L’association de lutte contre le racisme estime nécessaire de « s’interroger sur les éventuelles influences de groupes néonazis qui déversent leur haine, et notamment sur le réseau internet ».

La Licra relève qu’il y a 20 ans, la profanation du cimetière de Carpentras avait mis la France « en émoi ». « C’est aujourd’hui dans l’indifférence générale que des lieux de mémoire sont régulièrement vandalisés », ajoute la Licra pour qui « la multiplication des profanations et plus généralement des actes antireligieux, dénote un regain violent et désinhibé des idées racistes dans notre pays ».

Et pendant ce temps près de 150 tombes dégradées dans l’ancien cimetière communal de Noisy-le-Sec, dans la nuit du 6 au 7 mai. Ni le CFCM, ni SOS Racisme, ni la LICRA, ni le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux n’ont jugé utile de faire la moindre déclaration. Etonnant non ?