Retraite et emploi: au-dela du réel
Par Patrick Gorgeon le mercredi 2 juin 2010, 08:17 - Société - Lien permanent
L’idée consistant à exonérer de charges les entreprises employant des seniors et celle visant à développer le tutorat chez les anciens sont apparemment dans les tuyaux.
Ce projet évoqué, en début de semaine, par Laurent Wauquier, secrétaire d’État à l’Emploi n’est pas fait pour surprendre alors que les ultimes décisions relatives la réforme des r etraites devraient être dévoilées à la mi-juin. On ne voit d’ailleurs pas ce qui pourrait s’opposer à un report de l’âge de départ à la retraite, nos voisins européens ayant déjà adopté 63, 65 voire 67 ans, tout en restant et c’est un point qui mérite d’être souligné - souvent extrêmement vigilent quant à la situation des intéressés, qu’il s’agisse de l’état de santé ou de la pénibilité avérée de certains métiers.
En fait, ce qui frappe le plus aujourd’hui, c’est que l’emploi des jeunes se trouve, pour ainsi dire, en cette période de crise, mis entre parenthèses.
Alors oui : il est vrai que chez nous, le taux d’emploi des 50-64 ans qui était de 53,2% en 2008, se situe en dessous de la moyenne de l’Union européenne et des pays de l’OCDE.
Ainsi, le taux d'emploi des 60-64 ans ne dépasse pas 17% en France contre 30% en moyenne en Europe
Mais est-ce en privilégiant les seniors qu’on rétablira l’équilibre, qu’on sauvera les meubles ?
Comment expliquer aux jeunes qui vont passer en juin leurs examens de fin d’année d’études, qu’à choisir, on préfère aider les entreprises pour qu’elles emploient l’arrière-garde plutôt que l’avant-garde ?
Est-ce le bon calcul à court comme à moyen terme ?
De plus, sur la base de ce qui se prépare, ceux qui ont aujourd’hui entre 20 et 25 ans n’auront l’âge de partir à la retraite que d'ici une quarantaine d'années ! Qui sait ce que sera le monde et la société d’ici là ?
Toujours est-il qu’au rythme où vont les choses, si la même logique s’empare des pouvoirs en place au cours des prochaines décennies, on en viendra sans doute à cotiser dés la naissance.
Voilà pourquoi AWI reviendra dés le 3 juin sur les réalités retraite et emploi d'aujourd'hui à travers une chronique audio qui vous invitera à une projection dans le futur.
Poue écouter la chronique sur la webradio AWI
Alors oui : il est vrai que chez nous, le taux d’emploi des 50-64 ans qui était de 53,2% en 2008, se situe en dessous de la moyenne de l’Union européenne et des pays de l’OCDE.
Ainsi, le taux d'emploi des 60-64 ans ne dépasse pas 17% en France contre 30% en moyenne en Europe
Mais est-ce en privilégiant les seniors qu’on rétablira l’équilibre, qu’on sauvera les meubles ?
Comment expliquer aux jeunes qui vont passer en juin leurs examens de fin d’année d’études, qu’à choisir, on préfère aider les entreprises pour qu’elles emploient l’arrière-garde plutôt que l’avant-garde ?
Est-ce le bon calcul à court comme à moyen terme ?
De plus, sur la base de ce qui se prépare, ceux qui ont aujourd’hui entre 20 et 25 ans n’auront l’âge de partir à la retraite que d'ici une quarantaine d'années ! Qui sait ce que sera le monde et la société d’ici là ?
Toujours est-il qu’au rythme où vont les choses, si la même logique s’empare des pouvoirs en place au cours des prochaines décennies, on en viendra sans doute à cotiser dés la naissance.
Voilà pourquoi AWI reviendra dés le 3 juin sur les réalités retraite et emploi d'aujourd'hui à travers une chronique audio qui vous invitera à une projection dans le futur.
Poue écouter la chronique sur la webradio AWI



