A visiter :
- Collégiale Saint-Barnard: du XIIe siècle-XIIIe siècle
- Église Notre-Dame-de-Lourdes : du XXe siècle
- Tour Jacquemart : horloge, ancienne tour d'enceinte et porte fortifiée du XIIe siècle
- Calvaire des Récollets : du XVIe siècle.
- Vieille ville avec maisons médiévales du XIVe siècle et hôtels particuliers Renaissance du XVe siècle-XVIe siècle.
- Le « Pont Vieux », reliant Romans-sur-Isère à Bourg-de-Péage.
- Musée International de la Chaussure : dans l'ancien couvent de la Visitation.

Mais évitez le stade de football de la Paillère le dimanche si vous êtes Français de souche

« C'était carrément raciste, on nous a traités de sales Français, de sales blancs, on s'est dit que ça allait mal se terminer », lâche l'entraîneur de Domtac.

Les joueurs ont été agressés vers 17 h 45, au moment où ils rejoignaient leur minibus. « Ils sont arrivés en courant, ils étaient une quarantaine. Des supporters mais aussi des joueurs de Romans que nous avons identifiés », raconte l'entraîneur. Au bout de quinze minutes de coups, les Rhodaniens sont parvenus à remonter dans leur véhicule et prendre la fuite.

Les forces de polices, mobilisées dans un incendie dans le centre-ville de Romans, sont arrivées quelques minutes plus tard, après la « bataille ». Bilan : trois blessés.


On attend d'une minute à l'autre les communiqués du Mrap, de SOS-Racisme et de la Licra, la réaction du maire PS de Romans-sur-Isère ainsi que la visite sur place du ministre de l'Intérieur.

Le Mrap nous parlera certainement du « vent mauvais et nauséabond » vecteur de « xénophobie » et dû aux « débats sur l'identité nationale et la burka ».

SOS-Racisme dénoncera sans doute ce « passage à l'acte » dû à des « préjugés » mettant en péril le « vivre-ensemble ».

Et la Licra demandera peut-être la « dissolution de la tribune blanche » du Stade de la Paillère, « lieu historique d’activisme politique et espace de discrimination raciale ».

Henri Bertholet, maire PS de Romans-sur-Isère, expliquera que c'est « un acte de délinquance isolé » et dénoncera la presse qui « instrumentalise » un banal fait divers pour « discréditer les Romanais » et « attiser la haine entre les communautés ». Il envisagera néanmoins d'équiper le Stade municipal d'un « système de vidéo-surveillance ».

Quant à Brice Hortefeux, il ne pourra pas venir, mais il promettra que « les responsables seront punis avec sévérité » et créera une cellule interministérielle de « réflexion sur la sécurité dans les petits stades de football ». Il diligentera une enquête de l'IGPN afin de déterminer pourquoi la police a mis mis « quelques minutes pour intervenir ».

Interrogé par nos soins, l'imam de Romans-sur-Isère exprimera son « étonnement » face à cet « événement incompréhensible ». Pour sa part, il n'a jamais « rencontré de problèmes avec les jeunes » à la mosquée.

Mais non, ce n'est pas vrai tout ça ! Si vous croyez que le Mrap, SOS-Racisme, la Licra, le maire, le ministre de l'Intérieur et l'imam vont réagir, vous vous fourrez le doigt dans l'oeil ! Du racisme anti-blancs, et puis quoi encore ? On ne va tout de même pas faire le jeu du Front National !

Djamila GERARD