La présence de fonctionnaires assurait alors l’indépendance du contrôle. Les règles ont donc changées, c’est la SAGEM qui désigne la société privée désormais chargée de ces vérifications, l’état a donné son autorisation sur ce nouveau mode de fonctionnement qui laisse planer des doutes quant à l’impartialité et l’intégrité de ces opérations. La SAGEM traitant désormais de privé à privé il n’est pas certain que l’entreprise désignée soit aussi stricte que les agents de l’état.

Ce problème d’indépendance du contrôle des radars peut toutefois devenir fort intéressant pour les automobilistes, car le fait de confier au privé la construction, la mise en place et la maintenance sans aucun contrôle de l'état des radars automatiques peut ouvrir de sacrées brèches pour les futures contestations de PV.

8 millions d’excès de vitesse sont relevés chaque année par ces racketteurs automatiques et ce manque de transparence et d’indépendance dans la procédure de contrôle pourrait permettre au tribunal de naturellement estimer que la loi ayant été transgressée, le contrôle n’a pas été fait dans les règles, des lors c’est tout simplement la procédure de poursuite qui pourrait se trouver annulée par le tribunal.