Bien sûr, vouloir rapprocher la situation actuelle de nos bleus en maillot de celle de nos PME-TPE est osé. Certains diront que ça n’a aucun rapport : aucun rapport, a priori.

Car une leçon mérite d’être retenue : les Français n’aiment pas les mauvais joueurs, surtout lorsqu’ils perdent.

Autant dire qu’une image, une réputation peuvent se ternir aussi vite qu’elles peuvent se mettre à briller et éblouir.

Quel que soit le résultat final lors du Mondial 2010 : les jeux sont faits !

Le brutal désamour qui vient frapper le ballon rond pourrait il toucher le cercle de nos PME-TPE ?

Rien n’est moins sûr, surtout lorsqu’on constate qu’une large majorité de Français ne croient déjà plus aux pouvoirs des grosses entreprises, et que des doutes sérieux sont émis par les Français quant à leurs performances et leur éthique.

Dans un tout dernier sondage SDE Lyon, réalisé à l’occasion du salon des entrepreneurs : 86% des Français misent sur les patrons de TPE/PME pour créer les emplois de demain.

Dans plus de 80% des cas, l’entrepreneur est perçu comme un modèle de courage, exemplaire pour les jeunes générations.

Mais si 87% des Français font confiance aux patrons de PME-TPE, ils ne sont 30% à faire crédit aux dirigeants de grandes entreprises. Pour 53% des Français l’entrepreneur idéal est celui qui créé des emplois, qu’on retrouve au royaume de la PME-TPE.

Actuellement, plus de 2,5 millions de PME qui emploient de 10 à 500 salariés existent en France, sans oublier les 4 600 entreprises de taille intermédiaire ETI , les 3 200 «ETI nationales» proches du seuil de 250 salariés qui forment l'essentiel du tissu économique.

Leurs performances, notamment à l’exportation, dépassent celles des PME au-delà du simple effet de « taille ». Elles sont davantage implantées dans l’Ouest de la France et à prédominance industrielle.

La création des emplois de demain peut elle résider exclusivement dans le développement des PME-TPE ?

La France ne doit elle pas chercher à préserver ses ténors sachant que, très souvent, les PME-TPE mais aussi ETI sont des entreprises sous traitantes qui bénéficient par ce biais d’une force de traction qu’il serait déraisonnable d’ignorer ?

De plus, la compétition mondiale qui se déroule sur le terrain économique à l’échelle planétaire touche une corde sensible dans l’esprit des Français : l’emploi.

Nos PME-TPE et autres ETI voire même artisans sont donc bien les représentants d ‘une équipe de France qui se doit de remporter des marchés, de créer des emplois.

Il en va de leur crédibilité. Elles ne peuvent donc pas décevoir.

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