Le bassin de Neptune du château de Versailles se fait écrin de la danse contemporaine
Par Patrick Gorgeon le lundi 12 juillet 2010, 08:31 - Culture - Lien permanent
On doit l 'Hommage aux Ballets Russes auquel invite le Ballet PRELJOCAJ dans le cadre du château de Versailles à Angelin Preljocaj, chorégraphe et metteur en scène français d'origine albanaise de réputation mondiale qui reconnaît :" écrire sur du vide et voler la matière au néant pour faire vibrer les corps."Sur la musique révolutionnaire d'Igor Stravinsky, il nous dépeint à travers le talent de ses danseurs deux ballets mythiques que sont les "Noces" et "Le Sacre du printemps".
Au rythme de temps forts de l'existence que sont la vie, la mort et surtout l'amour absolu voire cannibale, des mariées qui se présentent sous la forme de poupées de chiffon sont jetées en l'air voire projetées à terre, illustrant ainsi une violence des rapports du couple.
La condition de la femme sur laquelle il reste encore beaucoup à faire, de l'aveu même d'Angelin Preljocaj, est au cœur de ce spectacle qui met à nue l'authentique vérité d'une condition humaine trop souvent cachée.
Lors du Sacre du Printemps, des tableaux représentant des corps en mouvement se dessinent dans la nuit, avant de se relever et d'afficher une vision bien contemporaine de la condition féminine montrant le refus de soumission, la quête d'épanouissement que traduit à merveille l'expression corporelle qui en appelle à plus de respect, plus de liberté.
Le soir où nous assistions à la générale de ce spectacle ouvert au public les 8 et 9 juillet, les jolies mômes de Jean-Paul Gaultier aux tenues structurées allaient donner beaucoup d'allure, à la dernière journée de présentation des collections de haute couture automne-hiver 2010-2011.
A la demande d'Angelin, ce grand couturier avait un jour apporté pour un travail sur les costumes du Ballet "Blanche-Neige" une série de 120 dessins où tout était déjà là : costumes, personnages... Il restait à affiner certains caractères des rôles principaux pour arriver à une version finale avant les premiers essayages. Jean-Paul Gaultier venait d'entrer dans la danse dans son rôle de costumier.
Nous sommes pour notre part restés émus : interpellés par ce que révèle cette interprétation contemporaine de choses de la vie qui fait vibrer les corps et éveille les sens.
Pour écouer la chronique sur la webradio AWI
La condition de la femme sur laquelle il reste encore beaucoup à faire, de l'aveu même d'Angelin Preljocaj, est au cœur de ce spectacle qui met à nue l'authentique vérité d'une condition humaine trop souvent cachée.
Lors du Sacre du Printemps, des tableaux représentant des corps en mouvement se dessinent dans la nuit, avant de se relever et d'afficher une vision bien contemporaine de la condition féminine montrant le refus de soumission, la quête d'épanouissement que traduit à merveille l'expression corporelle qui en appelle à plus de respect, plus de liberté.
Le soir où nous assistions à la générale de ce spectacle ouvert au public les 8 et 9 juillet, les jolies mômes de Jean-Paul Gaultier aux tenues structurées allaient donner beaucoup d'allure, à la dernière journée de présentation des collections de haute couture automne-hiver 2010-2011.
A la demande d'Angelin, ce grand couturier avait un jour apporté pour un travail sur les costumes du Ballet "Blanche-Neige" une série de 120 dessins où tout était déjà là : costumes, personnages... Il restait à affiner certains caractères des rôles principaux pour arriver à une version finale avant les premiers essayages. Jean-Paul Gaultier venait d'entrer dans la danse dans son rôle de costumier.
Nous sommes pour notre part restés émus : interpellés par ce que révèle cette interprétation contemporaine de choses de la vie qui fait vibrer les corps et éveille les sens.
Pour écouer la chronique sur la webradio AWI



