Questions santé autour de la réponse des retraites
Par Patrick Gorgeon le vendredi 10 septembre 2010, 09:41 - Société - Lien permanent
Au-delà des indéniables progrès réalisés par la médecine et du manifeste allongement de la durée de vie, le projet de loi concernant la réforme des retraites dans le secteur public et privé, conduit inévitablement à se poser quelques questions simples: En dehors du très inégal montant des pensions de retraites, les personnes âgées de plus de 55 ans coûtent elles aujourd’hui plus cher que les jeunes et autres quadras en matière de couverture santé ?
Quelles seront les conséquences d’un report du départ en retraite à 62 ans puis 65 ans sur l’évolution des dépenses de santé ?
Les statistiques montrent elles aujourd’hui une plus forte propension aux soins et aux hospitalisations au-delà d’un certain âge ?
En demandant aux actifs de travailler plus longtemps pour atteindre la retraite à taux plein, ne risque t’on pas d’assister à une augmentation des arrêts de travail pour cause d’accident ou de maladie ?
Faudra t’il proscrire certaines activités dont la pénibilité et donc les risques induits apparaissent nettement ? Sera t ’il nécessaire d’investir plus dans des programmes de reconversion et de formation pour seniors ?
Toujours est-il que la Cour des comptes estime que des mesures s’imposent pour redresser les comptes de la Sécurité sociale . De plus, elle souligne que le retour de la croissance ne permettrait pas à lui seul de retrouver l’équilibre à court terme.
Le déficit du seul régime général de la sécurité sociale qui comprend en particulier l’assurance maladie et les retraites de la majorité des salariés français a dépassé 20 milliards d’euros en 2009. Il devrait atteindre environ 27 milliards d’euros en 2010.
D’où les propositions présentées mercredi dernier par la Cour des comptes dans un rapport sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale visant à s’attaquer à ce que son premier président, Didier Migaud, qualifie de « niches sociales et fiscales » qui ont amputé les recettes de quelque 73 milliards d’euros en 2009.
Lorsqu’on sait les difficultés rencontrées aujourd’hui au delà de 50 ans pour conserver voire trouver un emploi, on est en droit de se demander si les entreprises sont vraiment prêtes à faire appel à des personnes plus âgées et dans quelles conditions. Il faudra également savoir quelle place sera alors faîte aux jeunes, porteurs de cotisations sur le long terme et surtout de légitimes projets d’investissements qui dynamisent l’activité économique.
Pour mettre en place des solutions permettant de résoudre tous ces problèmes, faut-il que nous tirions avant tout enseignement des actions menées en Europe comme ailleurs dans le monde où le cap des 60 ans a été franchi ?
C'est en partie à ce feu d'artifice de questions que tente de répondre la chronique audio.
En demandant aux actifs de travailler plus longtemps pour atteindre la retraite à taux plein, ne risque t’on pas d’assister à une augmentation des arrêts de travail pour cause d’accident ou de maladie ?
Faudra t’il proscrire certaines activités dont la pénibilité et donc les risques induits apparaissent nettement ? Sera t ’il nécessaire d’investir plus dans des programmes de reconversion et de formation pour seniors ?
Toujours est-il que la Cour des comptes estime que des mesures s’imposent pour redresser les comptes de la Sécurité sociale . De plus, elle souligne que le retour de la croissance ne permettrait pas à lui seul de retrouver l’équilibre à court terme.
Le déficit du seul régime général de la sécurité sociale qui comprend en particulier l’assurance maladie et les retraites de la majorité des salariés français a dépassé 20 milliards d’euros en 2009. Il devrait atteindre environ 27 milliards d’euros en 2010.
D’où les propositions présentées mercredi dernier par la Cour des comptes dans un rapport sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale visant à s’attaquer à ce que son premier président, Didier Migaud, qualifie de « niches sociales et fiscales » qui ont amputé les recettes de quelque 73 milliards d’euros en 2009.
Lorsqu’on sait les difficultés rencontrées aujourd’hui au delà de 50 ans pour conserver voire trouver un emploi, on est en droit de se demander si les entreprises sont vraiment prêtes à faire appel à des personnes plus âgées et dans quelles conditions. Il faudra également savoir quelle place sera alors faîte aux jeunes, porteurs de cotisations sur le long terme et surtout de légitimes projets d’investissements qui dynamisent l’activité économique.
Pour mettre en place des solutions permettant de résoudre tous ces problèmes, faut-il que nous tirions avant tout enseignement des actions menées en Europe comme ailleurs dans le monde où le cap des 60 ans a été franchi ?
C'est en partie à ce feu d'artifice de questions que tente de répondre la chronique audio.



