Au cas où ce genre de propos ne serait pas assez convaincant, M. Fenech, président de la MIVILUDES, précise dans tous les journaux aujourd’hui qu’il y a « obligation de signaler la situation d'un mineur en danger auprès de l'autorité administrative ». Le curseur de la délation en France rogne chaque année un peu plus les libertés individuelles, contraignant par la psychose générée par une lutte antisectes unique dans le monde, à gommer les libertés acquises par les sociétés démocratiques.

Les parents qui parviendront à lire ce pavé indigeste, pénible et indécent, apprendront ainsi que leur enfant, s’il a « brusquement changé de tenue vestimentaire » ou s’il « refuse de fréquenter des camarades qui ne partagent pas ses points de vue » voire s’il est plus « demandeur d’argent de poche » pourrait être victime d’une dérive sectaire. La liste des autorités « formées en amont » à l'antisectarisme à la française, et auprès desquelles il faudra alors s'adresser, sont détaillées dans le guide.

Le CICNS s’inquiète des relations familiales et sociales que la MIVILUDES souhaite générer dans notre pays avec de tels propos outranciers.