La MIVILUDES : politique de la peur et de l'outrance
Par CICNS le lundi 18 octobre 2010, 08:32 - Société - Lien permanent
Le dernier Guide de la MIVILUDES, « La protection des mineurs contre les dérives sectaires », paru le 14 octobre sur son site Internet, souligne le besoin de ne plus s’occuper uniquement des situations avérées (trop peu nombreuses, dans les faits) mais de s’inquiéter des « risques potentiels ».Il est dit : « La prise en compte de la dérive sectaire du point de vue du risque et non plus seulement du danger avéré doit jouer un rôle central dans la prévention et l’anticipation d’un danger potentiel. ».
Au cas où ce genre de propos ne serait pas assez convaincant, M. Fenech, président de la MIVILUDES, précise dans tous les journaux aujourd’hui qu’il y a « obligation de signaler la situation d'un mineur en danger auprès de l'autorité administrative ». Le curseur de la délation en France rogne chaque année un peu plus les libertés individuelles, contraignant par la psychose générée par une lutte antisectes unique dans le monde, à gommer les libertés acquises par les sociétés démocratiques.
Les parents qui parviendront à lire ce pavé indigeste, pénible et indécent, apprendront ainsi que leur enfant, s’il a « brusquement changé de tenue vestimentaire » ou s’il « refuse de fréquenter des camarades qui ne partagent pas ses points de vue » voire s’il est plus « demandeur d’argent de poche » pourrait être victime d’une dérive sectaire. La liste des autorités « formées en amont » à l'antisectarisme à la française, et auprès desquelles il faudra alors s'adresser, sont détaillées dans le guide.
Le CICNS s’inquiète des relations familiales et sociales que la MIVILUDES souhaite générer dans notre pays avec de tels propos outranciers.
Les parents qui parviendront à lire ce pavé indigeste, pénible et indécent, apprendront ainsi que leur enfant, s’il a « brusquement changé de tenue vestimentaire » ou s’il « refuse de fréquenter des camarades qui ne partagent pas ses points de vue » voire s’il est plus « demandeur d’argent de poche » pourrait être victime d’une dérive sectaire. La liste des autorités « formées en amont » à l'antisectarisme à la française, et auprès desquelles il faudra alors s'adresser, sont détaillées dans le guide.
Le CICNS s’inquiète des relations familiales et sociales que la MIVILUDES souhaite générer dans notre pays avec de tels propos outranciers.




Commentaires
La Laïcité selon Georges Fenech
Georges Fenech, c'est le président de la Miviludes. Il est présenté comme un farouche pourfendeur de la pensée religieuse et s'est distingué par ses « descentes » façon commissaire Moulin, dans des retraites religieuses, soit-disant pour discuter le bout de gras, mais leur présentant une fois au seuil de leur porte, un dossier entièrement à charge.
Cette technique ressemblerait étrangement à des méthodes peu orthodoxes et loin de ce qu'on pourrait appeler en France une preuve de démocratie et de liberté de conscience. En effet, à la Miviludes, le mot d'ordre est: pensée unique!
Mais allons un peu plus loin dans ce raisonnement, car Monsieur Georges Fenech, défenseur de la cause Ben Ali, à surement trouvé son inspiration quelques part... Chez Ben Ali bien entendu!
Georges Fenech est interviewé par Bakchich le 04 Mai 2009:
« vous savez, la Tunisie, c'est d'abord un capital humain. Les dirigeants on fait un effort colossal en matière d'éducation. Bourguiba d'abord, pour l'égalité homme/femme. Ben Ali ensuite, pour la laïcité... »
Puis sur LCP ce 13 janvier 2011:
On ne peut pas enlever ça au bénéfice du président Ben Ali, d'avoir empêcher l'islamisation telle qu'elle s'être produite.. Je parle d'Islamisme hein, des intégristes... La Tunisie est attachée au principe de Laïcité, les jeunes tunisiennes ne portent pas le voile au collège ou au lycée.
Incontestablement, l'inspiration Laïque, allant vers une Droite bien prononcée, ne serait que le fruit d'une connivence avec l'ancien pouvoir Tunisien. Nous pouvons dire « ancien », car maintenant, la chasse aux sorcière, c'est Ben Ali qui la subit... Et peut-être bientôt Georges Fenech?