Réformes des retraites: une partie de bras de fer s'engage
Par Patrick Gorgeon le vendredi 15 octobre 2010, 08:33 - Société - Lien permanent
Une partie de bras de fer se joue toujours à deux. Dans un premier temps, les adversaires ont pour coutume de montrer leurs muscles, histoire d' attirer l’attention et le soutien du public.
Chaque compétiteur sait qu’il doit retenir sa respiration, se montrer fort, sûr de lui.
Et dans la partie de bras de fer qui se déroule actuellement sur fond de réforme des retraites, le politique qui a une tête se montre tout aussi déterminé que l’opposant qui a plusieurs visages.
Les coudes se crispent et se resserrent d’un côté comme de l’autre.
Le but consiste pour l’un à faire plier pour obtenir l’abandon du projet, pour l’autre à faire basculer pour réformer. Mais parvenir à faire plier est une chose: remporter une victoire écrasante en est une autre.
Car à ce jeu là qui peut durer aussi longtemps que les belligérants sont en mesure de résister, personne ne peut dire d’avance qui l’emportera au final.
Voilà pourquoi cette lutte suscite intérêt et incertitude.
Car c’est un combat qui peut à tout moment mettre celui qui était donné gagnant au départ en position de perdant et vice versa.
La seule chose dont on est sûr, c’est qu’à terme, il y aura bien un vainqueur, même si on est en droit d’avoir sa préférence. Car c’est un jeu complexe dont on ne comprend pas toujours les règles qui se déroule sous nos yeux.
Voilà pourquoi la technique utilisée par chaque lutteur revêt une grande importance. D’autant que chacun a ses supporters qui se manifestent par leurs encouragements et autres quolibets.
On guette la moindre faiblesse, l’absence de motivation, de mobilisation...
On surveille les signes patents d’essoufflement, de fatigue.
On scrute les mines et expressions des forces en présence qui ont pour principe ancré de se la jouer inflexible, sans stress: force tranquille.
On sait que chacun a des ressources parfois insoupçonnées qu’il peut mobiliser.
Mais arrive un moment où on perçoit clairement des signes de lassitude, d’exaspération, de bout du rouleau.
On sent venir la fin. On attend l’estocade.
On sait que le mouvement décisif sera brutal.
C’est ainsi que tout se joue dans une partie de bras de fer.
Pour écouter la chronique sur la webradio AWI
Le but consiste pour l’un à faire plier pour obtenir l’abandon du projet, pour l’autre à faire basculer pour réformer. Mais parvenir à faire plier est une chose: remporter une victoire écrasante en est une autre.
Car à ce jeu là qui peut durer aussi longtemps que les belligérants sont en mesure de résister, personne ne peut dire d’avance qui l’emportera au final.
Voilà pourquoi cette lutte suscite intérêt et incertitude.
Car c’est un combat qui peut à tout moment mettre celui qui était donné gagnant au départ en position de perdant et vice versa.
La seule chose dont on est sûr, c’est qu’à terme, il y aura bien un vainqueur, même si on est en droit d’avoir sa préférence. Car c’est un jeu complexe dont on ne comprend pas toujours les règles qui se déroule sous nos yeux.
Voilà pourquoi la technique utilisée par chaque lutteur revêt une grande importance. D’autant que chacun a ses supporters qui se manifestent par leurs encouragements et autres quolibets.
On guette la moindre faiblesse, l’absence de motivation, de mobilisation...
On surveille les signes patents d’essoufflement, de fatigue.
On scrute les mines et expressions des forces en présence qui ont pour principe ancré de se la jouer inflexible, sans stress: force tranquille.
On sait que chacun a des ressources parfois insoupçonnées qu’il peut mobiliser.
Mais arrive un moment où on perçoit clairement des signes de lassitude, d’exaspération, de bout du rouleau.
On sent venir la fin. On attend l’estocade.
On sait que le mouvement décisif sera brutal.
C’est ainsi que tout se joue dans une partie de bras de fer.
Pour écouter la chronique sur la webradio AWI



