Ce qui ne devait être qu’un bras de fer conduit désormais les adversaires à recourir à des méthodes et parfois même coups bas qui ne sont pas faits pour rassurer et calmer le jeu.

D’un côté on se montre persuadé du caractère fondé d’une réforme sur fond d’équilibre financier et de justice sociale. De l'autre, on manifeste son mécontentement en demandant sa suspension ou son annulation.

Mais alors pourquoi en venir à un absolutisme dangereux ? Pourquoi ne pas mettre les Français face à leurs responsabilités en leur soumettant le projet de loi, histoire de prendre date et surtout acte de leur décision. Cette méthode aurait en effet le mérite de témoigner de l’existence d’une véritable démocratie, comme cela se pratique lors d’une élection au suffrage universel.

Le référendum permettrait de donner aux Français la possibilité de lire le texte et de se prononcer pour ou contre. Mais voilà, ce texte est trop complexe et donc incompréhensible pour une majorité de Français : c’est du moins ce qu’a affirmé Eric Woerth, ministre du Travail.

Pourtant, si demain il devait s’avérer que cette réforme se justifiait pleinement, c’est une énorme victoire qui serait remportée par ses protagonistes, même post mandat. A tel point qu’elle ferait date dans l’histoire et se rangerait en bonne place dans tous les manuels.

Ce qui est en train de se passer en France est aussi affligeant que surprenant.

Les Français commencent en effet à avoir le sentiment que l’homme qui a été démocratiquement élu Président de la République, s’illustre davantage par son autoritarisme et son refus de dialogue. Ils ont même l'impression d'être devenus, bien malgré eux, les spectateurs d'un épisode de la série : « Ta gueule pauvre con ! »

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