Vague à l'AME
Par Patrick Gorgeon le vendredi 5 novembre 2010, 12:40 - Santé - Lien permanent
Sauf à imaginer les contours de l’Hexagone parfaitement étanches et les flux migratoires totalement sous contrôle, la machine à protection sociale française se heurte de plus en plus aux limites imposées par la nature de ses composants et l’une des facettes de la mondialisation.
Et bien que l’AME mise en place en 1998 ait jusqu’ici joué un rôle important en termes de prévention et de santé publique, les députés français ont décidé de réduire la toile.
Pourtant, en permettant aux personnes en situation irrégulière résidant en France depuis plus de trois mois et disposant de ressources inférieures à 634 euros par mois de bénéficierde soins gratuits, l’ aide médicale d’Etat jouait jusqu’ici un rôle majeur.
Elle avait en effet pour mérite non seulement de protéger ces derniers mais aussi la population métropolitaine contre les risques sanitaires potentiels venus d’ailleurs.
La France reste un pays d’immigration depuis la deuxième moitié du XIXè siècle, même si la proportion d’immigrés demeure stable depuis 25 ans et si plus d’un immigré sur trois est de nationalité française.
Oui, l’AME était une mesure de santé publique empreinte de bon sens.
Mais la situation des étrangers ne disposant pas d’un titre de séjour a pris, depuis quelque temps, un relief particulier sous l’impulsion d’ Eric Besson, qui n’a pas hésité à re
courir à des méthodes d’un autre temps en matière d’expulsions. Aussi lorsque l’Express propose sur Internet à ses lecteurs un article titré : « Les sans-papiers paieront pour être soignés » l’hebdomadaire est-il amené à s’entourer de précautions comme en témoigne la présence de ce codicille : « Ce sujet étant sensible, nous seront particulièrement attentifs à la modération. Merci d'en tenir compte avant de mettre en ligne vos commentaires. »
Il est vrai que l'immigration irrégulière constitue un phénomène complexe qui recouvre des situations extrêmement variées.
Fallait-il s’en prendre à l’AME ?
Les amendements présentés lors de l’examen des crédits du ministère de la Santé étaient ils du meilleur goût ?
C’est à ces questions que tente de répondre la chronique audio qui vous est proposée.
Pour écouter la chrinique sur la webradio AWI
La France reste un pays d’immigration depuis la deuxième moitié du XIXè siècle, même si la proportion d’immigrés demeure stable depuis 25 ans et si plus d’un immigré sur trois est de nationalité française.
Oui, l’AME était une mesure de santé publique empreinte de bon sens.
Mais la situation des étrangers ne disposant pas d’un titre de séjour a pris, depuis quelque temps, un relief particulier sous l’impulsion d’ Eric Besson, qui n’a pas hésité à re
courir à des méthodes d’un autre temps en matière d’expulsions. Aussi lorsque l’Express propose sur Internet à ses lecteurs un article titré : « Les sans-papiers paieront pour être soignés » l’hebdomadaire est-il amené à s’entourer de précautions comme en témoigne la présence de ce codicille : « Ce sujet étant sensible, nous seront particulièrement attentifs à la modération. Merci d'en tenir compte avant de mettre en ligne vos commentaires. »
Il est vrai que l'immigration irrégulière constitue un phénomène complexe qui recouvre des situations extrêmement variées.
Fallait-il s’en prendre à l’AME ?
Les amendements présentés lors de l’examen des crédits du ministère de la Santé étaient ils du meilleur goût ?
C’est à ces questions que tente de répondre la chronique audio qui vous est proposée.
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