La hausse de l'immobilier c'est fini ?
Par Paul Garcin le mercredi 5 janvier 2011, 10:35 - Economie - Lien permanent
Dans sa rubrique économique quotidienne sur RTL Christian Menanteau livr son analyse sur l'immobilier, cette dernière est pertinente car le journalistee considère pour sa part que la hausse des prix de l'immobilier ne va pas se prousuivre
Le prix des logements en France ont battu des records en 2010. Cette explosion a d'ailleurs surpris les spécialistes. Cette progression va-t-elle se poursuivre ?
Non. D'après le consensus général des spécialistes de l'immobilier, la fièvre est tombée et que les conditions de l'emballement de 2010 disparaissent. Il faut quand même se souvenir qu'en 2010, les banques ont offert des taux d'intérêts extrêmement faibles, historiquement bas.
La réduction du coût d'un emprunt correctement négocié a représenté, l'an dernier, l'équivalent d'une baisse de près de 15% sur la facture totale d'une acquisition. Deuxième point : en 2010, les acheteurs ont bien vu que c'était la dernière fenêtre de tir pour acheter avant la fin de la déduction des intérêts d'emprunt et la limitation des bonus des avantages des plans Scellier, par exemple. Et puis, enfin, tous ceux qui avaient des économies ont vite fait la comparaison entre la sécurité de l'immobilier et la fragilité des placements financiers ou boursiers. Mais ces trois phénomènes au même moment, c'était exceptionnel. Ils ne se reproduiront pas en 2011. Le marché devrait donc se calmer.
Et donc revenir sur terre, si je comprends bien. Pronostic pour 2011. Où sera le curseur ?
Le pronostic des entreprises de ce secteur est celui d'une hausse moyenne de 2 à 3% avec, quand même, des écarts importants selon les régions. Si les professionnels anticipent une augmentation aussi précise de 2 à 3%, c'est qu'ils ont déjà en main, finalement, l'essentiel des éléments du diagnostic. En premier lieu, les prix record de 2010 ont masqué un coup de frein qui a été amorcé dès l'été dernier. Le second semestre, en effet, a été assez raisonnable. Ensuite, le mouvement de baisse des taux d'intérêts est stoppé : le curseur des taux commence même à remonter. Et puis, dernier point, les ménages les plus solvables sont déjà passés à l'acte.
Est-ce bon ou mauvais pour l'immobilier ?
Je considère que c'est une très bonne nouvelle pour une raison fondamentale : l'écart, le gouffre, parfois, qui s'est installé entre le prix de la pierre et le pouvoir d'achat des salaires est beaucoup trop important. Le fossé est même devenu, dans certaines zones, comme la région parisienne, PACA ou Lyon, économiquement insupportable et socialement dangereux. Rien n'est plus malsain, en effet, dans un secteur aussi essentiel que le logement, de voir les prix évoluer, en moyenne, cinq fois plus vite que l'activité économique du pays. C'est d'ailleurs pour cela que je pronostique que, dans la grande majorité des régions, il y aura une stabilisation des prix.
Source RTL
La réduction du coût d'un emprunt correctement négocié a représenté, l'an dernier, l'équivalent d'une baisse de près de 15% sur la facture totale d'une acquisition. Deuxième point : en 2010, les acheteurs ont bien vu que c'était la dernière fenêtre de tir pour acheter avant la fin de la déduction des intérêts d'emprunt et la limitation des bonus des avantages des plans Scellier, par exemple. Et puis, enfin, tous ceux qui avaient des économies ont vite fait la comparaison entre la sécurité de l'immobilier et la fragilité des placements financiers ou boursiers. Mais ces trois phénomènes au même moment, c'était exceptionnel. Ils ne se reproduiront pas en 2011. Le marché devrait donc se calmer.
Et donc revenir sur terre, si je comprends bien. Pronostic pour 2011. Où sera le curseur ?
Le pronostic des entreprises de ce secteur est celui d'une hausse moyenne de 2 à 3% avec, quand même, des écarts importants selon les régions. Si les professionnels anticipent une augmentation aussi précise de 2 à 3%, c'est qu'ils ont déjà en main, finalement, l'essentiel des éléments du diagnostic. En premier lieu, les prix record de 2010 ont masqué un coup de frein qui a été amorcé dès l'été dernier. Le second semestre, en effet, a été assez raisonnable. Ensuite, le mouvement de baisse des taux d'intérêts est stoppé : le curseur des taux commence même à remonter. Et puis, dernier point, les ménages les plus solvables sont déjà passés à l'acte.
Est-ce bon ou mauvais pour l'immobilier ?
Je considère que c'est une très bonne nouvelle pour une raison fondamentale : l'écart, le gouffre, parfois, qui s'est installé entre le prix de la pierre et le pouvoir d'achat des salaires est beaucoup trop important. Le fossé est même devenu, dans certaines zones, comme la région parisienne, PACA ou Lyon, économiquement insupportable et socialement dangereux. Rien n'est plus malsain, en effet, dans un secteur aussi essentiel que le logement, de voir les prix évoluer, en moyenne, cinq fois plus vite que l'activité économique du pays. C'est d'ailleurs pour cela que je pronostique que, dans la grande majorité des régions, il y aura une stabilisation des prix.
Source RTL



