L’Institut Gustave Roussy a réalisé sa 500ème chimiothérapie hyperthermique intra-péritonéale
Par Alain Malheux le mardi 1 février 2011, 12:31 - Santé - Lien permanent
L’Institut Gustave Roussy a réalisé sa 500ème chimiothérapie hyperthermique intra-péritonéale : technique innovante qui sauve des vies.Le Dr Dominique Elias, chef du Département de Chirurgie Générale à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR, Villejuif) et son équipe, viennent de réaliser leur 500ème Chimiothérapie Hyperthermique Intra-Péritonéale (CHIP). Cette technique particulièrement innovante est réalisée chez des patients présentant une dissémination de la maladie cancéreuse (métastases) au péritoine. Le péritoine est l’enveloppe qui recouvre l’ensemble des organes de l’abdomen et du pelvis.
Ce traitement par CHIP permet d’obtenir jusqu’à 48% de survie globale et 22% de survie sans récidive à 5 ans chez des patients traités pour des métastases au niveau du péritoine alors que la survie globale à 5 ans est quasi nulle chez des patients traités classiquement par chimiothérapie intraveineuse. Ces travaux ont fait l’objet de plusieurs publications dans des revues scientifiques. La dernière étude (1), confirmant ces bons résultats, va paraitre prochainement dans la revue Annals of Surgery.
La CHIP est une technique associant une ablation chirurgicale minutieuse de tous les nodules cancéreux visibles sur le péritoine (cette intervention peut durer plus de 12 heures), à une chimiothérapie particulière : un bain de chimiothérapie chauffé à 43°C, réalisé directement à l’intérieur de la cavité abdominale, au contact direct du péritoine, pendant une heure. La chimiothérapie ainsi délivrée pénètre les tissus baignés sur 1 à 2 mm de profondeur. Son but est d’éliminer les nodules cancéreux non visibles. La chirurgie traite ainsi la maladie visible et la CHIP traite la maladie invisible résiduelle.
Le Dr Dominique Elias est l’un des spécialistes mondiaux de la CHIP. Depuis 1993, il a développé et mené des études cliniques successives pour mettre au point, améliorer et évaluer cette technique. Avec 500 CHIP réalisées, le Dr Elias et son équipe placent l’IGR comme centre expert de cette pratique en France et au niveau international. Les évolutions de la technique au fil du temps ont principalement porté sur la minutie de l’exploration et de l’ablation des nodules cancéreux visibles d’une part, et sur les médicaments de chimiothérapie utilisés d’autre part.
« Déçus par les faibles résultats des chimiothérapies intraveineuses face à cette dissémination tumorale dans l’ensemble de la cavité abdominale, il nous fallait élaborer et tester des stratégies nouvelles. A l’issue d’une réflexion sur les mécanismes d’implantation des tumeurs dans cette cavité, et en combinant la chirurgie pour traiter la maladie visible à la CHIP pour traiter la maladie invisible, nous avons progressé lentement mais surement, soutenu par tout l’Institut en dépit des contingences économiques », précise le Dr Dominique Elias.
La CHIP est principalement utilisée pour traiter les disséminations péritonéales des cancers primitifs colorectaux. Mais ce traitement combinant chirurgie et CHIP donne d’excellents résultats dans certaines tumeurs rares du péritoine, le pseudomyxome et le mésothéliome malin, pour lesquelles il est devenu le traitement de référence. Des essais cliniques concernant cette nouvelle approche thérapeutique se poursuivent pour les cancers colorectaux et débutent pour les cancers de l’ovaire et les cancers de l’estomac.
Le développement de la CHIP a été possible à l’Institut Gustave Roussy grâce au soutien de la direction de l’IGR d’une part, et à l’investissement de toutes les équipes médicales et soignantes d’autre part. En effet, d’un point de vue économique, cette technique n’est pas codifiée dans la Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM). Elle n’est donc pas remboursée actuellement à la hauteur de ce qu’elle coûte (40.000 euros environ alors que le remboursement n’est que de 20.000 euros). Malgré cela, la direction de l’IGR a soutenu pendant 10 ans cette innovation et a déjà permis la réalisation de 500 CHIP. D’un point de vue organisationnel, la pratique de la CHIP est laborieuse et longue (entre 7h et 14h d’intervention au bloc opératoire), nécessitant un investissement important des équipes médicales et soignantes, mais aussi logistiques. C’est ce qui a été fait à l’IGR autour du Dr Dominique Elias.
Aujourd’hui, en France, une vingtaine d’équipes réalise cette technique. Ces équipes travaillent conjointement à travers le réseau national des maladies rares du péritoine (RENAPE), mis en place par l’Institut National du Cancer, dans le cadre de plusieurs essais thérapeutiques. Le Dr Dominique Elias poursuit ses travaux et mène actuellement un essai multicentrique appelé « ProphyloCHIP », évaluant l’efficacité de la CHIP en prévention de la maladie cancéreuse du péritoine, chez des patients opérés récemment d’un cancer colorectal et jugés à haut risque de développer une dissémination péritonéale. Cet essai national, promu par l’Institut Gustave Roussy, est financé par un Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC).
(1) Two bi-institutional prospective trials using intraperitoneal oxaliplatin with or without irinotecan during HIPEC following complete cytoreductive surgery for colorectal carcinomatosis.
F.Quenet, D. Goéré, S.Mehta, L.Roca, F. Dumont, M.Essissen, B.Saint-Aubert, D.Elias.
Le Dr Dominique Elias est l’un des spécialistes mondiaux de la CHIP. Depuis 1993, il a développé et mené des études cliniques successives pour mettre au point, améliorer et évaluer cette technique. Avec 500 CHIP réalisées, le Dr Elias et son équipe placent l’IGR comme centre expert de cette pratique en France et au niveau international. Les évolutions de la technique au fil du temps ont principalement porté sur la minutie de l’exploration et de l’ablation des nodules cancéreux visibles d’une part, et sur les médicaments de chimiothérapie utilisés d’autre part.
« Déçus par les faibles résultats des chimiothérapies intraveineuses face à cette dissémination tumorale dans l’ensemble de la cavité abdominale, il nous fallait élaborer et tester des stratégies nouvelles. A l’issue d’une réflexion sur les mécanismes d’implantation des tumeurs dans cette cavité, et en combinant la chirurgie pour traiter la maladie visible à la CHIP pour traiter la maladie invisible, nous avons progressé lentement mais surement, soutenu par tout l’Institut en dépit des contingences économiques », précise le Dr Dominique Elias.
La CHIP est principalement utilisée pour traiter les disséminations péritonéales des cancers primitifs colorectaux. Mais ce traitement combinant chirurgie et CHIP donne d’excellents résultats dans certaines tumeurs rares du péritoine, le pseudomyxome et le mésothéliome malin, pour lesquelles il est devenu le traitement de référence. Des essais cliniques concernant cette nouvelle approche thérapeutique se poursuivent pour les cancers colorectaux et débutent pour les cancers de l’ovaire et les cancers de l’estomac.
Le développement de la CHIP a été possible à l’Institut Gustave Roussy grâce au soutien de la direction de l’IGR d’une part, et à l’investissement de toutes les équipes médicales et soignantes d’autre part. En effet, d’un point de vue économique, cette technique n’est pas codifiée dans la Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM). Elle n’est donc pas remboursée actuellement à la hauteur de ce qu’elle coûte (40.000 euros environ alors que le remboursement n’est que de 20.000 euros). Malgré cela, la direction de l’IGR a soutenu pendant 10 ans cette innovation et a déjà permis la réalisation de 500 CHIP. D’un point de vue organisationnel, la pratique de la CHIP est laborieuse et longue (entre 7h et 14h d’intervention au bloc opératoire), nécessitant un investissement important des équipes médicales et soignantes, mais aussi logistiques. C’est ce qui a été fait à l’IGR autour du Dr Dominique Elias.
Aujourd’hui, en France, une vingtaine d’équipes réalise cette technique. Ces équipes travaillent conjointement à travers le réseau national des maladies rares du péritoine (RENAPE), mis en place par l’Institut National du Cancer, dans le cadre de plusieurs essais thérapeutiques. Le Dr Dominique Elias poursuit ses travaux et mène actuellement un essai multicentrique appelé « ProphyloCHIP », évaluant l’efficacité de la CHIP en prévention de la maladie cancéreuse du péritoine, chez des patients opérés récemment d’un cancer colorectal et jugés à haut risque de développer une dissémination péritonéale. Cet essai national, promu par l’Institut Gustave Roussy, est financé par un Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC).
(1) Two bi-institutional prospective trials using intraperitoneal oxaliplatin with or without irinotecan during HIPEC following complete cytoreductive surgery for colorectal carcinomatosis.
F.Quenet, D. Goéré, S.Mehta, L.Roca, F. Dumont, M.Essissen, B.Saint-Aubert, D.Elias.




Commentaires
salut tout le monde,
je remercis infiniment les gens qui ont ellaboré ce texte,egalement toute l equipe medicale et paramedicale et tout les gens qui travaillent dure à l igr, et tous les hopitaux du monde.
helas,il y a environ 2 mois,on a constaté la maladie gelatineuse du peritoine chez ma soeur,elle a ete opéré :hysterectomie,appendicectomie,omentectomie, elle a subut une lourde operation avec tout les suites poste operatoire..............on a beaucoup souffert!!
actuellement , et apres avoir fait une irm, on nous a conseillé de consulter les spec ialiste de L’Institut Gustave Roussy, pour une realiser chimiothérapie hyperthermique intra-péritonéale.
sincerment, on a pas les moyens pour cela, ça coute tres tres cher,nous vivons au maroc ou cette chimiothérapie hyperthermique intra-péritonéale n existe pas encore, deja ma soeur ne possede pas de mutuelle ni de prise en charge,ni de couverture medicale.
je lance d cette fenetre, un appel aux gens aisés et aux associations, si qlq un peut aider ma soeur à realiser cette chimiothérapie hyperthermique intra-péritonéale à L’Institut Gustave Roussy.
je suis prete à envoyer tout le dossier medicale de ma soeur, avec toute l histoire de sa maladie,l operation,les traitement qu elle avait,les bilans, l irm,pourvus que vous soyer certains de ce que je vous raconte,quand j ai lu cette article, j ai sentis une porte d espoire qui s ouvre devant ma soeur et ma famille,meme si j aurai pas de reponse,votre soutient me donnera le courrage à chercher et à chercher une solution pour ma soeur à qui je tiens beaucoup, c est ma 2 eme mere,elle prenait soins de mes parents et de toute ma famille,là elle a besoin de nous,on a tout fait pour qu elle se sente mieux,dieu merci, l operation s est bien passé , grace à son dr, je le remercis infiniment pour tous ses efforts et son soutient.
si quelqu un pourra m aider, je lui en serai reconnaissante tout ma vie, personne sur cette terre souhaite perdre qlq un de cher,personne!
merci à vous tous.nin du maroc.