C’est bien lui un économiste de gauche qui a réussi mettre au régime sec la Grèce et l’Irlande, en tant que directeur général du Fonds monétaire international, qui a admis avoir échoué à prévoir la crise économique et financière. DSK a reconnu par écrit que « l’incapacité du FMI à prévenir de la possibilité d’une crise systémique d’une manière suffisamment précoce, pointue et efficace, est un fait qui doit nous rendre humbles ». Le tout rappelons le pour un traitement avoisinant le demi million de dollars annuel.

Dans l’hypothèse d’une candidature ce même DSK plus que probablement viendra expliquer aux français qu’il à la solution ultime avec les sempiternels « faut qu’on, il n’y à qu’a » que l’avenir sera dur mais qu’il faut faire confiance, etc..

Quand à l’UMP le bilan est la, Nicolas Sarkozy a engagé de nombreuses réformes. Ont-elles convaincu les français ? A en croire les impressions à chaud suite à sa prestation télévisées d'hier soir dans Face aux Français et les sondages sur sa cote de popularité, il semblerait que non. La France qui se lève tôt ne voit pas sa situation s’améliorer, au contraire elle s’aggrave.

Fort de ce constat la marge de manœuvre sur la question économique sera réduite pour les adversaires de Marine Le Pen.

Faire en sorte que les électeurs ne comprennent rien aux débats et restent dans la léthargie dans laquelle ils sont plongés depuis 30 ans ou utiliser la méthode Copé qui consiste par manque d'arguments à dire n’importe quoi en empêchant son interlocutrice de finir ses phrase lui coupant la parole en permanence. Mais il est à douter que la méthode Copé soit copyrightée par des gens brillants.

Conclusion il ne va pas être si simple de jouer sur la crédibilité du Front National sur les questions économiques. Comme on dit gouverner c’est prévoir, DSK reconnait n’avoir rien vu venir, quant à Sarkozy son bilan monétaire, budgétaire, social, fiscal, industriel, commercial, fonction publique, et services publics est la.

Marine Le Pen pour sa part n’a jamais été aux commandes et n’a certainement pas de leçons à recevoir de personnes qui se sont partagé le pouvoir pour au final avoir mené le pays au bord de la faillite.

D’autant plus qu’à droite comme à gauche certains n’hésitent plus à reconnaitre à l’instar de Dominique Paillé (UMP) qu’ils trouvent « cohérent » le projet politique et économique de Marine Le Pen.