Nicolas Sarkozy et le chômage
Par Philippe Toulas le mercredi 23 février 2011, 09:09 - Politique - Lien permanent
Les chiffres du chômage pour décembre, et pour tout 2010, sont catastrophiques.Et pourtant François Fillon dit qu'il est confiant dans le recul du chômage qu'en 2011 l'emploi allait repartir : « François Fillon s'est dit convaincu de la capacité du gouvernement à faire reculer le chômage cette année, après avoir qualifié de mauvais les chiffres pour décembre 2010, mois qui a connu une nouvelle hausse du nombre de demandeurs d'emploi. »
Or voici ce que disait Nicolas Sarkozy en janvier 2010 :
Source
Etonnant, non ?
Et il en a faitsait déjà de le même en 2008
Evidemment, depuis, il a accusé « la crise ».
Or... quand on regarde les chiffres, c'est patent que le chômage a commencé à redémarrer AVANT LA CRISE ! Le Figaro a publié ce graphique fin janvier:

Constatation annexe : le chômage est passé en gros de 3 millions à 4 millions sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
Le nombre de chômeurs baissait quand Sarkozy a été élu Président de la République en mai 2007. Mais dès juin 2007, la courbe montre un point d'inflexion : la baisse ralentit. Un minimum est atteint vers mai 2008 et ça repart à la hausse.
On peut dater le début de la crise à la faillite de Lehman Brothers : 15 septembre 2008. Avec l'effet retard, elle n'a commencé à agir en France que mi-2009. Or la courbe monte sans accélération en 2009. Donc la montée du chômage n'est pas liée à la crise, et les mesures immédiates de Nicolas Sarkozy en 2007 n'ont eu aucun effet sur l'emploi.
On note néanmoins une déccélaration à partir de septembre 2009. Mais on est loin d'approcher un maximum et une inversion de la tendance.
Nous devrons également faire face à un « papy boomer » : il y a davantage de gens qui prennent leur retraite que de jeunes qui arrivent sur le marché de l'emploi. Donc rapportés à la population en âge de travailler, les chiffres sont encore plus catastrophiques.
Le chômage n'est pas conjoncturel mais structurel. Il faut savoir que ce sont les emplois industriels et agricoles qui disparaissent à tour de bras. Ceux qui se créent sont des emplois commerciaux ou de service, mais pas productifs de richesses. Ce sont juste des transferts de charge. Un commercial qui vend des Peugeot fabriquées en Turquie ou une femme de ménage n'apporte aucune richesse à la France.
Source
Etonnant, non ?
Et il en a faitsait déjà de le même en 2008
Evidemment, depuis, il a accusé « la crise ».
Or... quand on regarde les chiffres, c'est patent que le chômage a commencé à redémarrer AVANT LA CRISE ! Le Figaro a publié ce graphique fin janvier:

Constatation annexe : le chômage est passé en gros de 3 millions à 4 millions sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
Le nombre de chômeurs baissait quand Sarkozy a été élu Président de la République en mai 2007. Mais dès juin 2007, la courbe montre un point d'inflexion : la baisse ralentit. Un minimum est atteint vers mai 2008 et ça repart à la hausse.
On peut dater le début de la crise à la faillite de Lehman Brothers : 15 septembre 2008. Avec l'effet retard, elle n'a commencé à agir en France que mi-2009. Or la courbe monte sans accélération en 2009. Donc la montée du chômage n'est pas liée à la crise, et les mesures immédiates de Nicolas Sarkozy en 2007 n'ont eu aucun effet sur l'emploi.
On note néanmoins une déccélaration à partir de septembre 2009. Mais on est loin d'approcher un maximum et une inversion de la tendance.
Nous devrons également faire face à un « papy boomer » : il y a davantage de gens qui prennent leur retraite que de jeunes qui arrivent sur le marché de l'emploi. Donc rapportés à la population en âge de travailler, les chiffres sont encore plus catastrophiques.
Le chômage n'est pas conjoncturel mais structurel. Il faut savoir que ce sont les emplois industriels et agricoles qui disparaissent à tour de bras. Ceux qui se créent sont des emplois commerciaux ou de service, mais pas productifs de richesses. Ce sont juste des transferts de charge. Un commercial qui vend des Peugeot fabriquées en Turquie ou une femme de ménage n'apporte aucune richesse à la France.



