Car les caprices de la nature auront finalement fait plus de victimes que l’ensemble des luttes armées au cours de ces dernières années. Des villes entières auront été détruites en quelques minutes; des torrents de boue auront emporté et tué des hommes, des femmes, des enfants sans compter. Un véritable massacre a eu lieu sans qu’on sache ni quand ni où il s’arrêtera.

Désormais, les autorités japonaises craignent une fusion du cœur de deux réacteurs d'une centrale nucléaire du Nord-Est endommagée par le séisme dont le bilan pourrait dépasser 10.000 morts.

Deux jours après le terrible sinistre qui a fait des milliers de morts et privé d'électricité et d'eau courante des millions d'habitants, nombreux sont ceux qui cherchent encore à appréhender l'ampleur réelle du désastre.

« J'ai l'impression d'être dans un film ou quelque chose de ce genre", déclare un habitant d'Hitachi, dans la préfecture d'Ibaraki. "Quand je suis seul, je dois me pincer pour m'assurer que ce n'est pas un cauchemar ".

Oui ! ce séisme et ce tsunami remettent les pendules à l’heure en résonnant à travers le globe terrestre qui n’a pas dit son dernier mot. La question humanitaire devient plus que jamais prioritaire. Elle relègue au second plan les aspirations guerrières des peuples.

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