L'élite politique, aux abois, tire ses dernières cartouches, en rameutant les spécialistes du Bien, les associations humanitaires et communautaires, que les Français avaient fini par considérer comme les seuls dépositaires de notre héritage commun de souffrance.

Tels des prophètes de malheur, ces nouveaux directeurs de conscience martèlent leurs prédictions, leurs prédications, dont nul ne doit mettre en doute la vérité, sous peine de se voir soupçonner d' attentat à la mémoire de la Shoah. Point de salut en dehors de leur Sainte Parole.

Nous sommes pétrifiés, anesthésiés et nous nous noyons dans le fatalisme.

Ces moralistes,  en érigeant, en Mal absolu, la vénération de la Force, ont créé son corolaire, encore plus mortifère, le culte de la Faiblesse.

Ces moralistes dictent aux Français pétris d'humanisme que nous sommes, juifs ou non, ce qui est bien, ce qui est mal, et nous manipulent, nous castrent, en nous maintenant dans la honte, la peur, la lâcheté face aux moudjahidin du 93.

Or, les Juifs l'ont appris avec leurs cendres : leur survie, en tant que Juifs, dépend exclusivement d'un État d'Israël qui n'a ni peur de faire la guerre, ni honte de vaincre.

Et, toujours plus de Français le constatent : leur survie, en tant que Français, passe obligatoirement par l'élection d'un chef, qui brandira, à nouveau, sans honte, sans peur, le drapeau tricolore dans nos stades, dans nos banlieues et dans notre rue Myrha.