Tant qu’à continuer sur les questions qui se posent, deux reproches récurrents nous sont parfois faits. Le premier, une trop grande proximité avec le Front national… Et alors ? Dès qu’on allume la radio ou la télévision, c’est miracle si l’on ne tombe pas sur Marine Le Pen ! Et nous devrions être le seul organe de presse à ne pas commenter l’actualité ? Oui, nous sommes plus proches du FN que du NPA et je préfère trinquer avec Marine Le Pen qu’avec Olivier Besancenot. Et alors ? Ce n’est pas pour autant Flash qui dicte la ligne politique du Front national, pas plus que Marine n’influe sur celle de Flash.

Le second, une propension à trop parler du monde arabe et à ne pas stigmatiser l’islam. Mais est-ce notre faute si le “Printemps arabe” fait la une des gazettes ? Et si, énième tentative désespérée de Nicolas Sarkozy de remonter dans les sondages, les mahométans se retrouvent au cœur du débat ? Pour le reste, Flash ne se porte pas trop mal – nos confrères, eux, perdent des millions d’euros tous les mois, malgré leurs puissants mécènes.

Bref, dans une profession sinistrée, nous gagnons chaque jour plus de lecteurs alors que la plupart des autres journaux en perdent. On aimerait certes en conquérir un peu plus et un peu plus vite, mais comme on dit : on fait comme on peut. Voilà, c’était pour rassurer ceux qui auraient besoin de l’être. Alors que ces lignes sont écrites, nous sommes en train de boucler le numéro 63 tout en préparant déjà le 64. Bientôt trois ans que ça dure et perdure  ! Flash, c’est comme la diligence de la Wells Fargo dans les westerns de John Ford : elle passe toujours. Malgré les cowboys et les Indiens.

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