Il s'agirait de rendre hommage à son « héroïsme » et aussi à « l'énergie » du peuple tunisien qui a « inspiré d'autres révolutions dans le monde arabe », selon le maire de Paris avant l'ouverture à l'Hôtel de Ville de Paris d'une table ronde pour soutenir le secteur du tourisme en ... Tunisie.

Si Monsieur Delanoë veut rendre hommage à de véritables héros qu'il aille donc chercher le nom de cette place parmi ceux de nos soldats tombés en Afghanistan ou sur d'autres théâtres d'opérations. Ces morts là, nos morts, eux ont risqués leur vie dans de lointaines terres étrangères pour que les hommes de ces pays puissent avoir le droit de se battre pour leur propre liberté. Se battre et non se suicider.

Pour ma part si une place doit être « baptisée » du nom de ce suicidé qu'elle soit alors en Tunisie. De toute manière cela ne regarde que les tunisiens.

Il faut que monsieur Delanoë arrête de débaptiser et rebaptiser les lieux publics selon ses caprices personnels qui sont bien souvent de grossiers appels de pieds clientélistes. Que ce maire ait voulu et obtenu la double nationalité franco-tunisienne sous le régime des Ben Ali ne doit pas lui faire faire prendre Paris pour Tunis, et l’histoire non encore écrite de cette « révolution » pour celle de 1789 et des suivantes.

Il y a tant de français illustres ( militaires ou pas, peu importe) qui mériteraient mille fois plus notre reconnaissance. Et il y a tant de rues et de places en France qui mériteraient mieux que ceux à quoi elles sont aujourd’hui associées...

Une fois de plus la fièvre de l’exotisme semble avoir fait perdre pied à l’un de nos responsables politique.

Même si, cela se vérifie souvent, on fait toujours, quand on est en situation de « pouvoir» non partagé, ce que notre véritable nature nous commande.