Conversation avec de vrais pêcheurs de retour au port d'Honfleur
Par Patrick Gorgeon le mercredi 13 juillet 2011, 13:13 - Société - Lien permanent
Ils sont arrivés vers 7H30 dans leur port d'attache avec leurs cargaisons de poissons pêchés durant la nuit. Et Honfleur était encore endormie lorsque les caisses de soles ont été extraites des cales avant d'être pesées et aussitôt emportées.
Ce matin là, nous avons rencontré les membres de plusieurs équipages, et engagé la conversation avec eux sur les quais pour parler des conditions de pêche, de poissons, de chalutiers : un univers menacé.
Les bateaux de pêche étaient encore une bonne cinquantaine, il y a vingt cinq ans; ils ne sont plus qu'une dizaine aujourd'hui. La faute à l'économie de la pêche, à la réglementation qui tisse ses étroits filets, à une Europe qui navigue en eau trouble.
Les anciens se désespèrent ! Pourtant, ils ont tout tenté pour se faire entendre et sauver leur activité : mais en vain. Ils regrettent de ne pas avoir été compris et déplorent qu'on permette encore à d'autres, venus d'ailleurs, de pratiquer ce qu'on leur interdit. Autrement dit, en matière de pêche également, il y aurait deux poids, deux mesures.
L'activité artisanale de pêche serait-elle négligée par les pouvoirs publics en France ?
Pourquoi a t'on laissé se fragiliser ces petites entreprises souvent familiales, allant parfois jusqu'à entraîner des naufrages humains et matériels ?
Car les causes de la sur-pêche et de la disparition d'espèces ne leurs sont en aucun cas imputables. Le milieu marin bénéficiait de "jardiniers des mers" qui contribuaient à la préservation d'un patrimoine naturel en apportant une denrée alimentaire dont on connaît les vertus. La jeune génération a un immense défi à relever. C'est pourquoi nous voulions les saluer.
AWI remercie tous ces pêcheurs de Honfleur, toutes générations confondues, qui ont accepté, de bon matin, d'engager le dialogue afin de nous aider à mieux comprendre.
A vous de les écouter sur la webradio AWI !
Les anciens se désespèrent ! Pourtant, ils ont tout tenté pour se faire entendre et sauver leur activité : mais en vain. Ils regrettent de ne pas avoir été compris et déplorent qu'on permette encore à d'autres, venus d'ailleurs, de pratiquer ce qu'on leur interdit. Autrement dit, en matière de pêche également, il y aurait deux poids, deux mesures.
L'activité artisanale de pêche serait-elle négligée par les pouvoirs publics en France ?
Pourquoi a t'on laissé se fragiliser ces petites entreprises souvent familiales, allant parfois jusqu'à entraîner des naufrages humains et matériels ?
Car les causes de la sur-pêche et de la disparition d'espèces ne leurs sont en aucun cas imputables. Le milieu marin bénéficiait de "jardiniers des mers" qui contribuaient à la préservation d'un patrimoine naturel en apportant une denrée alimentaire dont on connaît les vertus. La jeune génération a un immense défi à relever. C'est pourquoi nous voulions les saluer.
AWI remercie tous ces pêcheurs de Honfleur, toutes générations confondues, qui ont accepté, de bon matin, d'engager le dialogue afin de nous aider à mieux comprendre.
A vous de les écouter sur la webradio AWI !



