Les bateaux de pêche étaient encore une bonne cinquantaine, il y a vingt cinq ans; ils ne sont plus qu'une dizaine aujourd'hui. La faute à l'économie de la pêche, à la réglementation qui tisse ses étroits filets, à une Europe qui navigue en eau trouble.

Les anciens se désespèrent ! Pourtant, ils ont tout tenté pour se faire entendre et sauver leur activité : mais en vain. Ils regrettent de ne pas avoir été compris et déplorent qu'on permette encore à d'autres, venus d'ailleurs, de pratiquer ce qu'on leur interdit. Autrement dit, en matière de pêche également, il y aurait deux poids, deux mesures.

L'activité artisanale de pêche serait-elle négligée par les pouvoirs publics en France ?

Pourquoi a t'on laissé se fragiliser ces petites entreprises souvent familiales, allant parfois jusqu'à entraîner des naufrages humains et matériels ?

Car les causes de la sur-pêche et de la disparition d'espèces ne leurs sont en aucun cas imputables. Le milieu marin bénéficiait de "jardiniers des mers" qui contribuaient à la préservation d'un patrimoine naturel en apportant une denrée alimentaire dont on connaît les vertus. La jeune génération a un immense défi à relever. C'est pourquoi nous voulions les saluer.

AWI remercie tous ces pêcheurs de Honfleur, toutes générations confondues, qui ont accepté, de bon matin, d'engager le dialogue afin de nous aider à mieux comprendre.

A vous de les écouter sur la webradio AWI !