Cela démontre que les électeurs ne sont pas rancuniers et que n’importe quel repris de justice peut re-briguer un mandat après avoir été déchu par la justice pour des faits commis durant la mandature (1).

L’élection d’ Alain Ferrand fait suite à la condamnation fin juin de son épouse  Joëlle à cinq années d'inéligibilité, 10.000 euros d'amende et 18 mois de prison avec sursis pour des irrégularités dans le dragage du port. La brave épouse ayant elle-même remplacée son mari dans la tourmente.

C’est une grande avancée pour la démocratie qu’il faut souligner en ces temps ou un simple dépassement de 2km/h pour le commun des mortels est immédiatement sanctionné que de constater qu’un couple mari et femme peut se faire élire à tour de rôle après avoir été condamné par la justice  comme si de rien était, même avec un casier judiciaire bien rempli.

Il faut souligner  de rôle imortant de l’électorat très ouvert  sans lequel rien n’aurait été possible.


(1) Alain Ferrand n'est pas un cas unique dans la politique, en mai 1996, Patrick Balkany (UMP) est condamné (décision confirmée en appel le 30 janvier 1997) par la 9e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, à quinze mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et deux ans d'inéligibilité. Il avait rémunéré aux frais du contribuable levalloisien entre 1985 et 1995 trois personnes désignées comme des employés municipaux, mais qui ne s'occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny.

Patrick Balkany s'était "éxilé" alors volontairement à Saint-Martin pour, selon ses propos, « chercher la paix et se faire oublier » avant un retour et une réélection triomphale.