Quant aux conséquences politiques, elles seront nulles. Forcément nulles. Jacques Chirac n’est plus en état de se présenter au procès en cours qui lui est fait pour d’autres accusations datant de trois décennies… et la réputation de Dominique de Villepin ayant déjà souffert de celui de Clerstream, actuellement en appel, elle ne le sera guère davantage.

Et puis, cet argent africain distribué aux bonnes œuvres du défunt RPR n’est pas entaché du sang de 14 victimes comme pour l’attentat-suicide du 8 mai 2002 à Karachi au Pakistan pour lequel les juges chargés de l’affaire privilégient désormais l’hypothèse de représailles contre la France ; représailles organisées, dit-on, par une partie des services secrets pakistanais pour non-paiement de commissions occultes.

Cracher dans la soupe du financement des politiciens français est rarement efficace, d’ailleurs. Mouammar Kadhafi en sait quelque chose : la rébellion en Libye soutenue entre autre par la France ayant à peine débutée, il s’empressa de raconter qu’il avait largement contribué à faire accéder Nicolas Sarkozy à la Fonction Suprême. Et alors ? Rien… La France a continué de le bombarder. Vérité ou calomnie, l’annonce fit long feu et la Libye embrasée de plus belle !

Alors, tout ça pour quoi ? Sans doute pour freiner les ardeurs de candidature de Dominique de Villepin, ardeurs n’ayant d’autres buts que de monnayer son ralliement au futur candidat de l’UMP…

Alors, tout ça pour ça ? En a-t-il été autrement avec l’affaire Elf ou l’affaire Karachi, l’Angolagate, les contrats Miksa, Sawari II ou celui des frégates de Taïwan ?

À moins que cette nouvelle affaire politico-financière ne soit pas qu’une goutte d’eau de plus, mais la goutte d’eau de trop ! Charles Maurras n’affirmait-il pas que “Tout désespoir en politique est une sottise absolue” ?