Qu’il s’agisse de médicaments dits de confort comme de produits destinés à des traitements d’affections bénignes voire graves, des intermédiaires peu scrupuleux n’hésitent pas à commercialiser sans autorisations, des produits de santé contrefaits dont l’utilisation peut se révéler particulièrement dangereuse.

Bien sûr, l’affaire du Médiator montre que des abus peuvent parfois provenir de laboratoires connus, mais aussi d’erreurs de prescription de la part d'un nombre très limité de professionnels de santé. Toutefois, la fabrication et la mise sur le marché de produits de santé obéissent chez nous et en Europe à des règles particulièrement strictes qui rendent extrêmement rares ce genre d’affaires.

En avril 2011, l’Afssaps informait de la mise sur le marché par l’intermédiaire de sites Internet basés en France et en Suisse, de lentilles oculaires colorées correctrices de la marque Solotica, ne disposant pas du marquage CE au titre de la directive européenne relative aux dispositifs médicaux et ne devant donc pas être utilisées.

Et régulièrement des alertes sont émises comme ce fût le cas récemment pour des dentifrices contenant du diéthylène glycol; des produits contenant des anabolisants stéroïdiens dont l’étiquetage était mensonger; des copies contrefaites de produits de comblement des rides dont l’emballage externe apparaissait conforme, mais dont les noms figurant sur le blister interne indiquait un nom différent...

Aussi, à l’heure ou l’automédication tend à se développer et alors qu’Internet donne accès à tout, la plus grande prudence s’impose. On achète pas un médicament comme une chemise ou un téléviseur.

Car au-delà de l'achat par Internet de médicaments incontrôlés et le plus souvent frelatés, les risques santé encourus sont immenses. De plus, l'ingestion de ces produits entraîne la consultation de médecins à posteriori, voire l'hospitalisation. Autant d'actes qui peuvent coûter fort cher au patient comme au système de couverture santé.

Pour écouter la chronique sue la webradio AWI