On parle de plus en plus du MoDem comme la parfaite combinaison qu'il manque à la politique française. www.melangehomogene.com

Pourtant, les médias ont souvent raillé François Bayrou pour son refus de prendre part entre gauche et droite. Il a souvent été dit qu’il représentait un « ni oui, ni non », une forme de refus de s’engager.

En politique française, le milieu représente le néant. Cela vient surement du fait que l’engagement politique a toujours été quelque chose d’important pour les français. Et jusqu’à la fin des années 70, la droite et la gauche avaient des valeurs et des idéaux bien différents et tranchés. Les parties s’appliquaient à exacerber leurs spécificités. Et les mouvements radicaux de droite mais surtout de gauche avaient une place beaucoup plus importante dans la vie politique française.

Pour de multiples raisons, les partis majoritaires de droite et de gauche (RPR/PS) se sont rapprochés. Ils prônent aujourd’hui un modèle économique et sociale proche. Bien entendu, il existe de nombreuses différences entre le PS et l’UMP. Mais la ligne officielle de chaque parti reste floue.

Il y a en leur sein différentes mouvances qui essaient tant que bien mal de coexister.

Mais est-ce que le PS souhaite s’aligner sur Arnaud Montebourg et une gauche plus extrême ou sur Manuel Valls et la gauche libérale ?

Et nous pourrions poser la même question en ce qui concerne l’UMP. Car même s’ils essaient de faire taire au maximum les dissensions internes, il y a des mouvances bien distinctes entre la droite sociale prônée par Laurent Wauquiez et la droite populaire (souvent proche du FN) de Lionnel Luca.

Mais il semble qu’aucun des 2 partis majoritaires ne souhaitent vraiment prendre position. Ils désirent tout à la fois les voix du FN et du Front de Gauche. Hors je ne pense pas que les français veulent que les hommes politique cherchent à plaire à tout prix.

Je crois que c’est dans cette course aux voix que les partis majoritaires se sont perdus. Et le seul résultat probant fut une montée et un ancrage du FN dans le paysage français ; le seul parti qui donne l’impression d’avoir des idéaux clairs et qui ose les afficher.

On a d’ailleurs souvent reproché aux politiques de s’être trop rapproché des communicants. On estime que la classe politique a tendance à écouter les agences de communication et leurs conseils tout droit sorti des théories appliqués aux entreprises.

Je suis d’accord que la politique n’a pas grand-chose à voir avec des stratégies de communication pour vendre des produits de grande consommation. Et je ne souhaite pas une politique consumériste qui voit la société comme des parts de marché et des clients. Dans le même temps, une des premières règles en communication est de créer un concept, une stratégie sur le moyen terme (+/- 5 ans). C’est-à-dire qu’il est important d’avoir un message clair, audible et récurrent. Il faut suivre une ligne directrice, une feuille de route.

Hors, la classe politique ne doit écouter que d’une oreille les conseillers en communication car si les politiques cherchent à tout prix à conquérir leurs concitoyens comme des consommateurs, ils modifient leur message un peu trop souvent ; au gré des sondages d’opinion ou de l’actualité. Et cela va à l’encontre d’une stratégie publicitaire classique et brouille le message politique.

Dans le discours de François Bayrou, je retrouve un ton et une détermination qui manquait à la politique française.

Loin du discours constant mais haineux du FN, le MoDem offre une pensée concrète, des idées franches. François Bayrou reste fidèle à sa pensée politique même si cela a pu lui couter après les élections de 2007.

A l’inverse des railleries sur son supposé engagement au « centre du néant », François Bayrou offre une réflexion et une doctrine au centre des vraies préoccupations des français. C’est pour cela qu’il avait réussi à rassembler autant de citoyens autour de sa candidature en 2007.

Et je pense que 2012 sera un vrai tournant pour le MoDem. Car face à l’UMP qui a prouvé son incapacité à créer de vrais réussites, face au PS qui se cherche une ligne de conduite officielle, le MoDem apparait comme la meilleure perspective pour la France en 2012. Un parti décomplexé, au-delà des batailles de personnes avec comme objectif le redressement de la France et une politique économique pour le long terme (cf. l’agenda 2020 par exemple).

Finalement, il est important que les partis prennent position quitte à mécontenter une partie de la population. Parce que nous sommes des citoyens avant d’être un électorat. Que notre aspiration n’est pas d’entendre ce que nous souhaitons mais de vivre dans une société qui représente des valeurs, un pays qui pousse les ambitions communes et personnelles. Je crois, comme François Bayrou, que les femmes et les hommes politiques doivent faire passer l’intérêt général avant l’intérêt personnel même si cela doit être à leur propre détriment.

Je soutiens le MoDem car la France doit suivre une direction précise qui a comme objectif l’intérêt général.

Le MoDem symbolise le mieux se souffle dont nous avons besoin pour vivre ensemble, unis et solidaires. Plus que le parti du centre, le MoDem est un parti central qui soutient la juste balance entre réduction du déficit et croissance, entre protection de nos acquis sociaux et la libéralisation du marché du travail. Le MoDem est le parfait mélange homogène qui permettra de (re)construire une société plus juste qui n’a plus peur de l’avenir : innovante, protectrice, tolérante et créatrice de richesse pour tous.

Nicolas GALAND