Tourisme mondial : pourquoi l’Espagne va détrôner la France d’ici 2040

Tourisme mondial : pourquoi l’Espagne va détrôner la France d’ici 2040

22 août 2026 Non Par Franck

La France reste, pour l’instant, la première destination touristique mondiale. Mais une étude conjointe de Deloitte et Google, publiée à la mi-août, vient bousculer les certitudes : d’ici 2040, l’Espagne pourrait détrôner la France et devenir le pays le plus visité de la planète. Décryptage d’un basculement qui se prépare à bas bruit.

Un basculement annoncé pour 2040

Le rapport « Voyageurs et destinations NextGen », signé Deloitte et Google, analyse l’évolution du secteur touristique depuis 1990 et projette ses grandes tendances jusqu’en 2040. Sa conclusion fait déjà grand bruit dans le secteur : l’Espagne accueillerait environ 110 millions de touristes internationaux par an en 2040, contre 105 millions pour la France, qui glisserait alors à la deuxième place du podium mondial.

Le renversement n’a toutefois rien d’acquis à court terme. En 2025, la France a enregistré un nouveau record avec 102 millions de touristes internationaux, quand l’Espagne culminait à 97 millions, elle aussi sur un plus haut historique. L’écart se resserre, mais la France conserve sa longueur d’avance pour les années qui viennent.

Un classement mondial redistribué, pas seulement un duel franco-espagnol

L’intérêt de l’étude dépasse la seule rivalité entre les deux voisins ibériques et hexagonaux : c’est tout le haut du classement mondial du tourisme qui serait rebattu d’ici 2040, selon les projections de Deloitte et Google.

  • 1re place : Espagne (environ 110 millions de visiteurs)
  • 2e place : France (environ 105 millions)
  • 3e et 4e places : États-Unis et Chine, qui conserveraient leur rang
  • 5e place : le Mexique, en progression
  • 6e place : l’Italie, qui reculerait dans le classement

Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique mondiale de croissance du secteur : le nombre de voyages internationaux devrait atteindre 2,4 milliards en 2040, l’Europe conservant la plus grosse part du gâteau avec environ 38 % des déplacements mondiaux.

Ce que cela change pour le secteur et pour les voyageurs

Pour la filière touristique française, ce signal est davantage un avertissement qu’une fatalité. L’attractivité touristique ne se joue pas seulement sur le patrimoine ou le climat : elle dépend aussi des investissements dans l’accueil, la diversité de l’offre (littoral, montagne, tourisme urbain, gastronomie) et la capacité à capter une clientèle internationale de plus en plus connectée et volatile dans ses choix de destination.

Pour les voyageurs, cette compétition accrue entre grandes destinations européennes est plutôt une bonne nouvelle : elle entretient une offre variée et pousse les acteurs du secteur économique du tourisme à innover sur les prix comme sur les services proposés. Les prochaines années s’annoncent aussi comme un terrain d’observation privilégié des nouvelles tendances de voyage, entre quête d’authenticité et recherche de destinations moins saturées.

Reste que ce type de projection à quinze ans reste, par nature, sujet à révision : évolutions géopolitiques, climatiques ou économiques pourraient tout aussi bien accélérer ou freiner la bascule annoncée. Les professionnels des services touristiques suivront de près les prochaines éditions de ce type d’étude pour ajuster leurs stratégies.

Questions fréquentes

À quelle échéance l’Espagne dépasserait-elle la France selon l’étude ?

L’étude Deloitte-Google situe ce basculement à l’horizon 2040, avec environ 110 millions de touristes internationaux attendus en Espagne contre 105 millions en France.

La France a-t-elle déjà perdu sa place de première destination mondiale ?

Non. En 2025, la France reste en tête avec un record de 102 millions de touristes internationaux, devant l’Espagne qui a elle-même battu son propre record avec 97 millions de visiteurs.

Quels autres pays verraient leur position bouger dans le classement mondial ?

Selon l’étude, les États-Unis et la Chine conserveraient leur place dans le top 5 mondial, le Mexique progresserait à la 5e place, tandis que l’Italie reculerait à la 6e place d’ici 2040.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale