Au delà ! Avec Matt Damon et Cécile de France

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Trois histoires qui s’entremêlent entre les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Trois personnes s’interrogent sur ce qui nous attend à la fin de notre existence sous des angles complètement différents : un journaliste qui a survécu à un tsunami, un travailleur psychique et un enfant qui a perdu son frère jumeau. Trois existences qui, à la fin, seront trouvées pour confronter leurs doutes et trouver des réponses. Par la suite, un film 2010 réalisé par Clint Eastwood, est une histoire pleine d’idées qui aborde délicatement le thème de la mort : Cécile De France et Matt Damon se démarquent dans le casting. Gagnant d’un David di Donatello en tant que meilleur film étranger et nominé pour un Oscar, Le Film Au Delà a convaincu la critique et a rapporté au box-office 100 millions de dollars au niveau mondial (le double du prix).

Marie Lelay est une journaliste française qui a survécu à la mort et au tsunami. De retour à Paris, elle s’interroge sur son expérience, suspendue entre paillettes et ténèbres, s’aliénant en tant que petit ami et éditeur. Marcus est un garçon anglais qui a survécu à sa mère toxicomane et à son frère jumeau, frappé par une voiture et un destin tragique. Perdu et ” malheureux “, il essaie obstinément mais sans succès de contacter Jason, dont il porte le chapeau et qui garde ses restes aimables. George Lonegan est un travailleur américain qui peut voir au-delà de la vie. Déterminé à répudier ce don et à conquérir une existence enfin normale, George ” écoute ” les romans de Dickens et suit un cours de cuisine italienne. C’est le “petit Dorrit” de l’écrivain britannique qui l’emmène à Londres, où Marcus vit et présente son nouveau livre Marie. La rencontre sera inévitable. George, Marcus et Marie trouveront de l’aide et des réponses de ce côté de la vie.
On ne peut pas voir “au-delà” des choses sans se retrouver prisonnier de la douleur. George et Marie, les protagonistes adultes de l’au-delà, le savent bien : ils ont fluctué sur le seuil, expérimenté la mort et y ont échappé pour mieux vivre ce qui reste à vivre dans le monde. Un monde rendu moins imparfait par un garçon qui a dans ses yeux et ses gestes quelque chose de gentil. Quelque chose qui plaira au George de Matt Damon le medium et trouvera une digue à sa solitude. Dans la sérénité d’un classicisme extraordinaire, qui se permet un moment de tension presque insupportable dans la longue et impitoyable séquence du raz-de-marée, le dernier film de Clint Eastwood enseigne quelque chose sur la vie en confrontant la mort, celle vérifiée (Marie), celle qui souffre (Marcus), celle partagée (George).
Reconnaît ci-après que la vie est une expérience avec un terme et pour cette raison elle s’articule à travers des perspectives frontales : de part et d’autre de la frontière qui sépare la présence de l’absence. C’est cette ligne de démarcation qui pivote sur le montage alterné de la vie d’une femme, d’un homme et d’un enfant dans une géométrie d’une clarté éblouissante et d’espaces urbains conçus pour peser sur leur destin comme dans un roman social de Dickens. Les destinations frappées de plein fouet et inévitablement déraillées par la nature (le tsunami en Indonésie), par les tensions sociales (les attentats terroristes dans le métro de Londres), par la fatalité (l’accident de la route), des destinées qui se rencontrent un instant (ou pour la vie) dans un échange mutuel de salut. Parce que les personnages d’Eastwood ont depuis longtemps abandonné l’isolationnisme typique du héros américain au profit d’une dialectique qui met en place plus d’interlocuteurs et exige du contraste.

 

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