Porquerolles, Sugiton, Bréhat : pourquoi il faut réserver sa place pour visiter ces sites naturels cet été
7 août 2026Cet été, poser sa serviette sur certaines des plus belles plages et calanques de France ne s’improvise plus. À Porquerolles, à la calanque de Sugiton dans le Parc national des Calanques, ou encore sur l’île de Bréhat, l’accès est désormais soumis à des quotas de visiteurs. Une réponse concrète au surtourisme qui menace ces écosystèmes fragiles.
Des plafonds chiffrés pour chaque site
À Porquerolles, dans le Var, le plafond est fixé à 6 000 visiteurs par jour de la fin juin au 31 août. Le dispositif repose sur une charte signée par sept compagnies maritimes qui desservent l’île et n’a pas changé depuis sa mise en place en 2021.
Le Parc national des Calanques, à Marseille, applique une règle plus stricte encore à la calanque de Sugiton : 400 personnes maximum par jour, tous les jours du 27 juin au 30 août, avec quelques dates supplémentaires en juin et en septembre. La réservation, gratuite, se fait en ligne sur la plateforme Troov, par groupes de cinq personnes maximum.
Sur l’île de Bréhat, dans les Côtes-d’Armor, le seuil est fixé à 4 700 visiteurs par jour en semaine, du 28 juillet au 22 août, entre 8h30 et 14h30. Il faut désormais réserver sa place sur les navettes au départ de la Pointe de l’Arcouest pour pouvoir embarquer sur ce créneau.
Pourquoi cette régulation devient la norme
Ces trois exemples illustrent une tendance de fond : la gestion de la fréquentation touristique par des quotas chiffrés, plutôt que par de simples recommandations. L’objectif affiché est de préserver des écosystèmes fragiles – dunes, sentiers côtiers, fonds marins – soumis à une pression croissante chaque été.
Cette approche s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre le surtourisme, qui touche aussi d’autres îles et sites naturels français. Elle change concrètement les habitudes des visiteurs, qui ne peuvent plus se contenter d’improviser une sortie un matin d’été.
Ce que ça change pour les visiteurs
- Réserver son créneau à l’avance, parfois plusieurs jours avant la visite
- Vérifier les horaires précis d’accès, souvent limités à une plage de la journée
- Prévoir un plan B si le quota du jour est atteint
- Privilégier les périodes hors pic de fréquentation (matinée tôt, hors juillet-août)
Pour de nombreux amoureux de nature, cette contrainte est en réalité perçue comme une garantie : moins de monde sur place, c’est aussi une expérience de visite plus agréable et plus respectueuse des lieux.
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Questions fréquentes
Faut-il payer pour réserver son créneau sur ces sites ?
Non, dans les trois cas la réservation en ligne est gratuite ; seul le prix du transport (navette ou traversée maritime) reste à la charge du visiteur.
Que se passe-t-il si le quota journalier est atteint ?
L’accès est refusé aux visiteurs supplémentaires une fois le plafond atteint, d’où l’intérêt de réserver son créneau plusieurs jours à l’avance pendant la haute saison.
Ces quotas s’appliquent-ils toute l’année ?
Non, ils sont mis en place uniquement pendant la période de forte affluence estivale, avec des dates précises propres à chaque site.


