Sécheresse : 95 départements français sous restrictions d’eau
2 août 2026Fin juillet 2026, la carte de France de la sécheresse a viré au rouge dans une grande partie du pays. Selon les données recensées au 29 juillet, 95 départements de métropole sont désormais concernés par un arrêté sécheresse et des restrictions sur l’eau potable ou les forages, auxquels s’ajoutent trois des cinq départements d’outre-mer.
Une sécheresse plus précoce et plus dure qu’en 2022
Après le printemps le plus chaud jamais enregistré et une canicule précoce dès le mois de juin, la sécheresse s’est installée plus tôt dans la saison et plus durement que lors de l’été 2022, année qui faisait pourtant référence en la matière. Les nappes phréatiques, déjà fragilisées par un déficit de pluie hivernal, n’ont pas eu le temps de se recharger avant l’arrivée des fortes chaleurs.
Selon La Dépêche du Midi, le coût économique de cet épisode s’annonce d’ores et déjà plus élevé que celui de 2022, entre pertes agricoles, surcoûts pour les collectivités et mesures d’urgence engagées pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable de certains territoires.
Quatre niveaux d’alerte, parfois cumulés sur un même département
Pour graduer les mesures, les préfectures s’appuient sur une échelle à quatre niveaux de gravité croissante : vigilance, alerte, alerte renforcée et crise, ce dernier niveau entraînant les restrictions les plus sévères (interdiction d’arrosage, de remplissage de piscines, limitation des prélèvements agricoles et industriels). Le nombre de départements touchés évolue au jour le jour, au gré des nouveaux arrêtés préfectoraux.
Certains territoires cumulent plusieurs niveaux à la fois selon les bassins versants : c’est le cas du Cher, où une partie du territoire est classée en crise, d’autres secteurs en alerte renforcée ou en alerte simple, le reste du département restant en vigilance.
Un été aussi marqué par des pics de pollution
La sécheresse et les chaleurs prolongées s’accompagnent d’un autre phénomène : les épisodes de pollution à l’ozone. Fin juillet, un pic de pollution a ainsi été enregistré en Île-de-France, la préfecture recommandant aux habitants de limiter l’usage de la voiture pour réduire les émissions de polluants qui, combinées à la chaleur, favorisent la formation d’ozone au niveau du sol. Un phénomène qui a des conséquences directes en matière de santé, notamment pour les personnes sensibles (enfants, personnes âgées, asthmatiques).
Quelles conséquences pour les prochaines semaines ?
Tant que les précipitations ne reviendront pas à un niveau suffisant pour recharger les nappes et les cours d’eau, la liste des départements sous restriction devrait continuer d’évoluer, voire de s’allonger. Au-delà de l’impact sur le quotidien des habitants, cette situation pèse aussi sur l’économie locale, en particulier pour l’agriculture et le tourisme fluvial. Les collectivités multiplient de leur côté les campagnes de sensibilisation aux économies d’eau, un sujet suivi de près dans la rubrique écologie de nombreux médias régionaux.
Questions fréquentes
Combien de départements sont concernés par des restrictions d’eau fin juillet 2026 ?
Au 29 juillet 2026, 95 départements de France métropolitaine sont sous arrêté sécheresse, ainsi que 3 des 5 départements d’outre-mer.
Quels sont les niveaux d’alerte sécheresse en France ?
Les préfectures appliquent quatre niveaux croissants : vigilance, alerte, alerte renforcée et crise, ce dernier entraînant les restrictions les plus strictes sur les usages de l’eau.
Cette sécheresse est-elle pire que celle de 2022 ?
Selon La Dépêche du Midi, elle s’est installée plus tôt et plus durement qu’en 2022, avec un coût économique déjà annoncé comme supérieur à celui de cette année de référence.

