Congé supplémentaire de naissance : ce qui change pour les parents depuis le 1er juillet 2026

Congé supplémentaire de naissance : ce qui change pour les parents depuis le 1er juillet 2026

10 juillet 2026 Non Par Franck

Depuis le 1er juillet 2026, les jeunes parents disposent d’un nouveau droit : le congé supplémentaire de naissance. Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, il permet à chaque parent de s’arrêter un à deux mois de plus après la naissance ou l’adoption d’un enfant, avec une indemnisation versée par l’Assurance maladie. Qui peut en bénéficier, combien touche-t-on, quelles démarches accomplir ? Le point sur ce qui change concrètement pour les familles comme pour les employeurs.

Un nouveau congé qui s’ajoute aux dispositifs existants

Première précision essentielle : ce congé ne remplace aucun dispositif existant. Il s’ajoute au congé de maternité, au congé de paternité et d’accueil de l’enfant et au congé d’adoption. Il ne peut d’ailleurs être pris qu’à l’issue de ces congés, jamais à leur place.

Chaque parent peut poser un ou deux mois de congé, en une seule fois ou fractionnés en deux périodes d’un mois. Les deux parents peuvent s’arrêter en même temps ou choisir de se relayer auprès de l’enfant. Autre point notable : le dispositif est ouvert aux salariés, aux agents publics et aux travailleurs indépendants, une portée large que nous suivons de près dans notre rubrique Politique.

Une indemnisation prise en charge par la Sécurité sociale

L’indemnisation est intégralement versée par la Sécurité sociale, sans coût salarial direct pour l’entreprise. Le barème est dégressif : 70 % du salaire net le premier mois, 60 % le second, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 euros en 2026. Pour les salariés, le calcul s’appuie sur les trois mois de salaire précédant l’interruption de travail.

Ce niveau d’indemnisation, plus favorable que celui du congé parental classique, vise à rendre le dispositif réellement accessible aux deux parents, y compris lorsque le foyer dépend de deux revenus — un enjeu de pouvoir d’achat que l’on retrouve dans nos articles Économie.

Le calendrier à respecter

Le congé doit débuter dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer. Une période transitoire est prévue pour ne pas pénaliser les familles du premier semestre :

  • Enfants nés ou accueillis à partir du 1er juillet 2026 : le congé se prend dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.
  • Enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 : le congé peut être pris entre le 1er juillet 2026 et le 31 mars 2027.
  • Le fractionnement en deux périodes d’un mois doit rester dans cette même fenêtre.

Côté employeurs : un droit, pas une faveur

Le salarié doit informer son employeur au moins un mois avant la date de départ souhaitée, en précisant le début du congé, sa durée et son éventuel fractionnement. Dès lors que les conditions sont remplies, l'employeur ne peut ni refuser le congé ni exiger son report.

Si la rémunération est prise en charge par la CPAM, les entreprises doivent en revanche anticiper l’impact organisationnel : remplacement temporaire, passation de dossiers, ajustement des plannings. Les services de ressources humaines ont tout intérêt à intégrer dès maintenant ce nouveau congé dans leurs procédures, au même titre que les autres équilibres entre vie professionnelle et vie personnelle abordés dans notre rubrique Bien Être.

Les travailleurs indépendants, eux, effectuent leur demande directement auprès de leur caisse primaire d’assurance maladie de résidence.

Questions fréquentes

Qui peut bénéficier du congé supplémentaire de naissance ?

Tous les parents en activité : salariés du privé, agents de la fonction publique et travailleurs indépendants. Chaque parent dispose de son propre droit, pour chaque naissance ou adoption, à condition d’avoir épuisé le congé de maternité, de paternité ou d’adoption correspondant.

Peut-on prendre ce congé en même temps que l’autre parent ?

Oui. Les deux parents peuvent poser leur congé simultanément ou en alternance. Chacun peut aussi fractionner son congé en deux périodes d’un mois, tant que l’ensemble reste dans la fenêtre des neuf mois.

L’indemnisation est-elle imposable et plafonnée ?

L’indemnité est versée par la Sécurité sociale sur la base de 70 % du salaire net le premier mois puis 60 % le second, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 euros en 2026). Comme les autres indemnités journalières de ce type, elle est soumise à l’impôt sur le revenu.

Sources