Artificialisation des sols : la consommation d’espaces naturels divisée par deux depuis 2011

Artificialisation des sols : la consommation d’espaces naturels divisée par deux depuis 2011

7 octobre 2026 Non Par Franck

Selon les derniers chiffres publiés par le Cerema, la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers est tombée à 15 119 hectares en 2024 en France, contre 29 470 hectares en 2011. En treize ans, l’artificialisation des sols a donc été divisée par deux, une première depuis la mise en place de l’observatoire national dédié à ce phénomène.

Un recul confirmé depuis 2011

L’« artificialisation » désigne la transformation d’un terrain naturel, agricole ou forestier en surface bâtie ou goudronnée : logements, zones d’activité, routes, parkings. Le Cerema, l’organisme qui alimente l’Observatoire national de l’artificialisation des sols, constate que 2024 marque le niveau le plus bas enregistré depuis le début du suivi. La tendance baissière est régulière depuis plusieurs années, portée à la fois par le ralentissement de la construction neuve et par une prise de conscience croissante des élus locaux face à l’enjeu écologique que représente le grignotage des terres.

Le logement reste toutefois le premier moteur de cette consommation d’espace, avec environ 64 % des surfaces artificialisées chaque année. Les zones d’activité économique, elles, se concentrent davantage sur les franges urbaines, le couloir rhodanien, le littoral et le nord de la France.

Pourquoi cette baisse ne suffit pas encore

La loi Climat et Résilience de 2021 fixe un objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) à l’horizon 2050, avec une étape intermédiaire : réduire de moitié le rythme de consommation d’espaces entre 2021 et 2031, par rapport à la décennie 2011-2021. Or, même à 15 119 hectares, le rythme actuel reste supérieur à la trajectoire nécessaire pour tenir cette échéance. Les associations environnementales, tout comme certains services de l’État, rappellent régulièrement que la baisse doit encore s’accélérer pour éviter un rattrapage brutal dans les années 2030.

Ce sujet rejoint d’ailleurs d’autres dossiers suivis de près par les pouvoirs publics, comme le développement des énergies renouvelables en France, souvent présenté comme un axe complémentaire pour limiter la pression sur les sols tout en accélérant la transition énergétique.

Ce que cela change concrètement

  • Les communes doivent désormais inscrire leurs objectifs de réduction dans leurs documents d’urbanisme (PLU, SCoT).
  • La préservation de la biodiversité et des continuités écologiques devient un critère de plus en plus regardé dans l’instruction des permis de construire.
  • Les friches industrielles et commerciales sont davantage recyclées plutôt que de nouveaux terrains ouverts à la construction.

Ce mouvement de fond s’inscrit dans une dynamique plus large de vigilance sur les équilibres de la biodiversité, tout comme les initiatives de terrain portées par des citoyens engagés dans une écologie citoyenne au quotidien.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’artificialisation des sols ?

C’est la transformation d’un espace naturel, agricole ou forestier en surface bâtie, goudronnée ou autrement imperméabilisée : logements, routes, zones commerciales ou industrielles.

Pourquoi vise-t-on le « Zéro Artificialisation Nette » ?

L’objectif, fixé par la loi Climat et Résilience de 2021, vise à préserver les terres agricoles, les forêts et la biodiversité, en compensant toute nouvelle artificialisation par de la renaturation, jusqu’à un solde net nul en 2050.

Qui mesure ce phénomène en France ?

Le Cerema alimente l’Observatoire national de l’artificialisation des sols, qui publie chaque année les surfaces consommées à l’échelle nationale, régionale et communale.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale