Santé mentale : pourquoi les Semaines d’Information misent sur l’art pour sensibiliser
2 octobre 2026Du 5 au 18 octobre 2026 se déroule la 37e édition des Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM), un temps fort national consacré à la prévention et à la déstigmatisation des troubles psychiques. Cette année, le thème retenu est « Pour notre santé mentale, ouvrons-nous aux arts » : partout en France, établissements de santé, associations et collectivités proposent expositions, spectacles, ateliers et projections-débats pour explorer ce que la création artistique peut apporter à l’équilibre psychique.
Un rendez-vous national décliné dans les territoires
Coordonnées au niveau national, les SISM sont relayées localement par des établissements hospitaliers, des associations d’usagers et des collectivités. Le principe reste le même depuis 37 ans : ouvrir au grand public, aux professionnels, aux personnes concernées et aux artistes un espace de dialogue autour de la santé mentale, loin des clichés. Le format retenu pour 2026 mise sur l’art comme porte d’entrée : ateliers de peinture, lectures, ciné-débats ou expositions participatives permettent d’aborder des sujets parfois difficiles à verbaliser autrement.
Concrètement, chaque territoire construit son propre programme. Portes ouvertes dans des structures de soin, forums associatifs, créations collectives : l’objectif affiché est de « explorer ensemble ce que l’art peut apporter à notre santé mentale », en associant professionnels, usagers, artistes et grand public autour d’une même scène.
Pourquoi cette question concerne aussi le quotidien, y compris au travail
Ce rendez-vous intervient alors que la santé mentale reste un sujet sensible dans la sphère professionnelle. Une étude menée par BCG avec Moka.Care et le GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences montre que le bien-être mental des salariés français s’est légèrement amélioré entre 2025 et 2026, avec 74 % d’entre eux déclarant un « bon » niveau de bien-être, soit quatre points de plus que l’année précédente. Mais ce progrès reste inégal : les actifs de moins de 35 ans restent surexposés aux troubles liés au travail par rapport à leurs aînés, signe que l’amélioration globale masque des situations très disparates selon l’âge et le poste occupé.
C’est précisément cet écart entre progrès statistique et vécu individuel que les SISM entendent combler, en sortant la santé mentale du seul cadre médical pour en faire un sujet de société abordable par tous, à travers la culture et la création.
Des pistes concrètes pour s’informer et participer
- Consulter le programme local des SISM pour repérer les événements près de chez soi (ateliers, expositions, conférences).
- Profiter des temps d’échange pour poser des questions à des professionnels de santé en dehors d’un cadre médical formalisé.
- Pour les actifs les plus jeunes, identifier les dispositifs d’écoute proposés par l'employeur ou la médecine du travail, souvent méconnus avant qu’une difficulté ne survienne.
- Garder à l’esprit que la qualité du sommeil et l’équilibre général restent des indicateurs précoces à surveiller, bien avant le repli ou l’épuisement.
Pour aller plus loin sur le sujet du travail, notre article sur le dernier baromètre de la santé mentale des actifs français détaille les chiffres par secteur. À lire aussi, pour repérer les premiers signaux d’alerte, notre dossier sur la fatigue de rentrée et le seuil à ne pas dépasser. Plus largement, la rubrique Bien Être et la rubrique Santé rassemblent nos autres enquêtes sur ces questions.
Questions fréquentes
Que signifie le thème « ouvrons-nous aux arts » retenu pour 2026 ?
Il invite à utiliser la création artistique (peinture, théâtre, cinéma, écriture) comme moyen d’aborder la santé mentale autrement que par le seul discours médical, en favorisant l’expression et l’échange entre usagers, artistes et grand public.
Les événements des SISM sont-ils ouverts à tout le monde ?
Oui. Les ateliers, expositions et conférences organisés localement s’adressent aussi bien aux professionnels de santé qu’aux personnes concernées, à leurs proches et au grand public, sans condition particulière.
Pourquoi le bien-être mental au travail progresse-t-il mais reste-t-il fragile chez les plus jeunes ?
Selon l’étude BCG/Moka.Care/GHU Paris, l’amélioration globale observée entre 2025 et 2026 ne profite pas également à toutes les générations : les actifs de moins de 35 ans demeurent plus exposés aux troubles liés au travail, notamment en raison de parcours professionnels plus instables et d’une charge mentale accrue en début de carrière.
Sources
- GHT de Psychiatrie du Nord Pas-de-Calais — SISM 2026
- ROUBAIXXL — Santé mentale : les arts au cœur des Semaines d’information
- BCG — Grande enquête sur la santé mentale au travail 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
