Pouvoir d’agir : l’engagement citoyen des Français a doublé en dix ans
3 octobre 2026Selon la nouvelle édition du Baromètre du pouvoir d’agir, réalisée par Ticket for Change et l’institut Occurrence auprès de 1 501 Français, la part de la population qui déclare être déjà passée à l’action pour transformer la société a doublé en dix ans : 20 % en 2016, 39 % aujourd’hui. Un chiffre qui cache toutefois un écart persistant entre l’envie et l’acte.
Un désir d’agir presque unanime
L’enquête révèle que 92 % des personnes interrogées déclarent avoir envie d’agir pour un enjeu de société, bien au-delà des 39 % qui sont réellement passées à l’acte. L’environnement arrive en tête des causes mobilisatrices : près de deux Français concernés sur trois sur ce sujet disent vouloir s’engager concrètement en sa faveur, devant la santé, la solidarité ou l’éducation.
Quatre profils face à l’engagement
Le baromètre distingue quatre profils dans la population : les Engagés (28 %), qui ont déjà agi et continuent de le faire ; les Intentionnistes (13 %), qui ont une idée précise mais n’ont pas encore sauté le pas ; les Participants (14 %), engagés ponctuellement sans démarche structurée ; et les Désengagés (45 %), qui ne se projettent pas dans l’action à court terme.
Cette typologie éclaire une tendance de fond déjà observée dans d’autres domaines : les Français arbitrent de plus en plus leurs choix en fonction de leurs valeurs, que ce soit dans leur façon de consommer ou de s’engager pour une cause.
Ce qui freine le passage à l’acte
Parmi les personnes qui ont une idée d’action mais ne l’ont pas encore concrétisée, les freins identifiés sont d’abord pratiques : le manque de temps (42 %), le manque de confiance en soi (40 %) et les questions de financement (36 %) arrivent en tête des obstacles cités. Ces résultats suggèrent que l’accompagnement et les petits formats d’engagement, plus faciles à intégrer au quotidien, pourraient convertir une partie des Intentionnistes en Engagés.
Sur le terrain, cette bascule se traduit déjà par des gestes simples : adopter le tri sélectif, réduire ses déchets ou privilégier les circuits courts figurent parmi les bons gestes d’une écologie citoyenne accessibles à tous, de même que le choix du réflexe de la seconde main plutôt que l’achat neuf.
Une dynamique à suivre
En dix ans, le baromètre montre donc une société française qui ne se contente plus de déclarer de bonnes intentions : elle amorce, lentement mais sûrement, un véritable passage à l’action. Reste à savoir si les prochaines éditions de l’étude confirmeront cette tendance de fond, et si les causes écologiques continueront de tirer l’engagement collectif vers le haut.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le Baromètre du pouvoir d’agir ?
C’est une enquête annuelle menée par l’association Ticket for Change avec l’institut Occurrence, qui mesure l’évolution de l’engagement citoyen des Français face aux enjeux de société.
Quelle cause mobilise le plus les Français ?
L’environnement arrive en tête : près de deux personnes concernées sur trois par ce sujet déclarent vouloir agir concrètement en sa faveur.
Quel est le principal frein au passage à l’action ?
Le manque de temps est le frein le plus cité (42 %), suivi du manque de confiance en soi (40 %) et des questions de financement (36 %).
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
